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	<title>Comments on: Gastrulation, religion et cellules souches</title>
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	<pubDate>Sun, 12 Oct 2008 17:46:02 +0000</pubDate>
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		<title>By: Tom Roud</title>
		<link>http://tomroud.com/2007/05/01/gastrulation-religion-et-cellules-souches/#comment-2097</link>
		<dc:creator>Tom Roud</dc:creator>
		<pubDate>Mon, 21 Jan 2008 19:44:02 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://tomroud.com/?p=215#comment-2097</guid>
		<description>@ ti'hamo : 
Merci de votre commentaire.

Comme je l'explique plus haut, il y a à mon avis deux distinctions à faire sur le vivant :
- les cellules vivantes,
- l'être vivant, composé de cellules vivantes.

Si on prend des cellules de votre peau et qu'on les met en cultures, elles se divisent et peuvent survivre des jours (des années ?). Elles sont donc vivantes. Mais ne forment pas un être vivant. 

Pour moi, qualitativement, l'embryon est du même ordre. C'est une cellule vivante, qui a certes un potentiel, mais est différente d'une cellule mise en culture probablement uniquement par la composition de son cytoplasme (comme le montrent d'ailleurs les expériences de clonage).

La spécificité de l'embryon, c'est de pouvoir se transformer en être vivant complet et autonome à partir d'une cellule vivante. Mais cela ne veut pas dire que l'embryon et l'animal complet sont identiques : au contraire, il y a à mon avis clairement un saut qualitatif entre embryon et animal complet. La négation de ce saut (par l'Eglise en particulier) me gène. Le miracle, ce n'est pas la fécondation, mais le développement qui s'en suit (c'est pour cela que la position de St Augustin me plaît mieux). Un embryon fécondé, c'est à peine plus qu'un ovule (d'ailleurs, on peut amener un ovule à se développer jusqu'au stade tétard chez la grenouille sans fécondation).</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>@ ti&#8217;hamo :<br />
Merci de votre commentaire.</p>
<p>Comme je l&#8217;explique plus haut, il y a à mon avis deux distinctions à faire sur le vivant :<br />
- les cellules vivantes,<br />
- l&#8217;être vivant, composé de cellules vivantes.</p>
<p>Si on prend des cellules de votre peau et qu&#8217;on les met en cultures, elles se divisent et peuvent survivre des jours (des années ?). Elles sont donc vivantes. Mais ne forment pas un être vivant. </p>
<p>Pour moi, qualitativement, l&#8217;embryon est du même ordre. C&#8217;est une cellule vivante, qui a certes un potentiel, mais est différente d&#8217;une cellule mise en culture probablement uniquement par la composition de son cytoplasme (comme le montrent d&#8217;ailleurs les expériences de clonage).</p>
<p>La spécificité de l&#8217;embryon, c&#8217;est de pouvoir se transformer en être vivant complet et autonome à partir d&#8217;une cellule vivante. Mais cela ne veut pas dire que l&#8217;embryon et l&#8217;animal complet sont identiques : au contraire, il y a à mon avis clairement un saut qualitatif entre embryon et animal complet. La négation de ce saut (par l&#8217;Eglise en particulier) me gène. Le miracle, ce n&#8217;est pas la fécondation, mais le développement qui s&#8217;en suit (c&#8217;est pour cela que la position de St Augustin me plaît mieux). Un embryon fécondé, c&#8217;est à peine plus qu&#8217;un ovule (d&#8217;ailleurs, on peut amener un ovule à se développer jusqu&#8217;au stade tétard chez la grenouille sans fécondation).</p>
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		<title>By: ti'hamo</title>
		<link>http://tomroud.com/2007/05/01/gastrulation-religion-et-cellules-souches/#comment-2095</link>
		<dc:creator>ti'hamo</dc:creator>
		<pubDate>Mon, 21 Jan 2008 18:10:59 +0000</pubDate>
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		<description>Mais pourquoi le fait de pouvoir donner 2 individus vivants implique que l'être de départ n'est forcément pas un être vivant à part entière ?
Une bactérie qui donne 2 bactéries, ça n'est pas une bactérie, alors ?  Une hydre qui donne 2 hydres, ça n'est pas une hydre ?

   Scientifiquement, ça me semble plus que contestable ; cela semble plutôt l'application d'une pétition de principe purement "mathématique" et sans rien de biologique : ce qui peut devenir deux n'est pas un.   "Axiome" constamment infirmé dans l'univers vivant.

  D'autant qu'un tel principe appliqué de cette façon au cas de la formation des jumeaux me semble découler d'un regard qui reste "extérieur", ou superficiel. (non pas dans un sens péjoratif mais décrivant le type d'observation.)
  Puisque si on regarde, sur le plan des mécanismes, comment se passe la formation d'un jumeau, il ne s'agit pas d'un ensemble d'êtres qui se séparent (comme cela est décrit ici, interprétation qui serait vrai si on avait les 2 jumeaux comme "mélangés" et se séparant),
mais bien d'un être, organisé (une morula, une blastula, déjà un zygote de 8 cellules, c'est organisé - les gènes commencent déjà à n'être pas activés/exprimés de la même façon dans toutes les cellules), qui par accident perd une partie de lui-même ; en étant à ce stade de son évolution (stade de foisonnante multiplication/formation/réparation), il possède encore la faculté de compenser cette perte, tandis que la petite partie détachée possède la faculté de compenser également en régénérant le reste de l'organisme, et donc constitue à son tour un être vivant.

    De la même façon que, par sisciparité, une cellule en donne deux, tout en étant bien, au départ, une cellule.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Mais pourquoi le fait de pouvoir donner 2 individus vivants implique que l&#8217;être de départ n&#8217;est forcément pas un être vivant à part entière ?<br />
Une bactérie qui donne 2 bactéries, ça n&#8217;est pas une bactérie, alors ?  Une hydre qui donne 2 hydres, ça n&#8217;est pas une hydre ?</p>
<p>   Scientifiquement, ça me semble plus que contestable ; cela semble plutôt l&#8217;application d&#8217;une pétition de principe purement &#8220;mathématique&#8221; et sans rien de biologique : ce qui peut devenir deux n&#8217;est pas un.   &#8220;Axiome&#8221; constamment infirmé dans l&#8217;univers vivant.</p>
<p>  D&#8217;autant qu&#8217;un tel principe appliqué de cette façon au cas de la formation des jumeaux me semble découler d&#8217;un regard qui reste &#8220;extérieur&#8221;, ou superficiel. (non pas dans un sens péjoratif mais décrivant le type d&#8217;observation.)<br />
  Puisque si on regarde, sur le plan des mécanismes, comment se passe la formation d&#8217;un jumeau, il ne s&#8217;agit pas d&#8217;un ensemble d&#8217;êtres qui se séparent (comme cela est décrit ici, interprétation qui serait vrai si on avait les 2 jumeaux comme &#8220;mélangés&#8221; et se séparant),<br />
mais bien d&#8217;un être, organisé (une morula, une blastula, déjà un zygote de 8 cellules, c&#8217;est organisé - les gènes commencent déjà à n&#8217;être pas activés/exprimés de la même façon dans toutes les cellules), qui par accident perd une partie de lui-même ; en étant à ce stade de son évolution (stade de foisonnante multiplication/formation/réparation), il possède encore la faculté de compenser cette perte, tandis que la petite partie détachée possède la faculté de compenser également en régénérant le reste de l&#8217;organisme, et donc constitue à son tour un être vivant.</p>
<p>    De la même façon que, par sisciparité, une cellule en donne deux, tout en étant bien, au départ, une cellule.</p>
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		<title>By: Tom Roud</title>
		<link>http://tomroud.com/2007/05/01/gastrulation-religion-et-cellules-souches/#comment-586</link>
		<dc:creator>Tom Roud</dc:creator>
		<pubDate>Wed, 02 May 2007 00:29:00 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://tomroud.com/?p=215#comment-586</guid>
		<description>Merci de ton commentaire&lt;BR/&gt;&lt;BR/&gt;"Pourquoi ne peut-on parler d'être vivant avant la gastrulation? les cellules de l'embryon sont bien "en vie", non?"&lt;BR/&gt;&lt;BR/&gt;Oui, elles sont en vie, mais  comme tes globules rouges par exemple : si elles sont individuellement vivantes, elles ne forment pas un organisme à part entière. La preuve est encore chez Xenopus : tu peux déclencher artificiellement la gastrulation et la formation d'un embryon apparemment presque normal sans même la fécondation. Mais ce n'est clairement pas un organisme vivant par définition. Par ailleurs, si tu bloques par un moyen ou un autre la gastrulation, tu empêches le développement du futur organisme, mais les cellules elles se portent bien. Donc la vie des parties (cellules) est largement décorrélée de la vie du tout (organisme). Le problème est de savoir quand le tout devient plus que les parties.&lt;BR/&gt;&lt;BR/&gt;Sinon, pour les territoires délimitants les feuillets embryonnaires,  avant la gastrulation, ces territoires sont en fait plus ou moins délimités dès l'ovocyte; avant la gastrulation, on a juste (en gros) une série de divisions celllulaires. Donc, si on remonte avant la gastrulation pour définir "le vivant", cela me semble tout à fait acceptable aussi dans ce cas de contester la formation du croissant gris, la rotation corticale, et même la fécondation qui n'apporte en fait que du matériel génétique (et la meilleure preuve que c'est inutile est que l'embryon peut de développer à un stade avancé sans fécondation). Autrement dit, si on pousse le raisonnement, dans ce cas le gamète lui-même est un embryon - d'ailleurs c'est un peu vrai : c'est comme cela que le clonage marche - et il est moralement obligatoire de sauver tous les ovocytes !&lt;BR/&gt;&lt;BR/&gt;&lt;BR/&gt;Pour cette histoire de jumeaux, mon argument est simplement que le moment où un embryon devient "vivant" est obligatoirement postérieur au dernier instant où l'on peut faire plusieurs organismes à partir d'un oeuf, puisque c'est l'unité et le fonctionnement de l'organisme qui définit sa vie (par rapport aux vies individuelles des cellules). Autrement dit, postérieur au temps où  l'embryon acquière &lt;B&gt; définitivement &lt;/B&gt; un statut unique; le moment où l'embryon forme un vrai tout indivisible, un organisme à part entière. L'exemple des jumeaux montre que ce moment est postérieur à la première division. L'exemple des siamois montre que ce moment est aussi postérieur à la gastrulation.&lt;BR/&gt;&lt;BR/&gt;&lt;BR/&gt; &lt;BR/&gt;Sinon pour le pari de Pascal, sans être non plus tout à fait "à l'aise" et pour basculer sur un autre débat, il me semble que "moralement", c'est tout à fait équivalent de détuire un embryon au stade "bastula" pour avoir des cellules souches que de détruire un embryon au cours d'un avortement par exemple.Et au stade blastula, un embryon n'est qu'un amas de cellules à peine différenciées, on ne peut pas parler d'être vivant, même si les cellules sont individuellement vivantes. Ou alors il faut interdire au plus vite l'avortement.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Merci de ton commentaire</p>
<p>&#8220;Pourquoi ne peut-on parler d&#8217;être vivant avant la gastrulation? les cellules de l&#8217;embryon sont bien &#8220;en vie&#8221;, non?&#8221;</p>
<p>Oui, elles sont en vie, mais  comme tes globules rouges par exemple : si elles sont individuellement vivantes, elles ne forment pas un organisme à part entière. La preuve est encore chez Xenopus : tu peux déclencher artificiellement la gastrulation et la formation d&#8217;un embryon apparemment presque normal sans même la fécondation. Mais ce n&#8217;est clairement pas un organisme vivant par définition. Par ailleurs, si tu bloques par un moyen ou un autre la gastrulation, tu empêches le développement du futur organisme, mais les cellules elles se portent bien. Donc la vie des parties (cellules) est largement décorrélée de la vie du tout (organisme). Le problème est de savoir quand le tout devient plus que les parties.</p>
<p>Sinon, pour les territoires délimitants les feuillets embryonnaires,  avant la gastrulation, ces territoires sont en fait plus ou moins délimités dès l&#8217;ovocyte; avant la gastrulation, on a juste (en gros) une série de divisions celllulaires. Donc, si on remonte avant la gastrulation pour définir &#8220;le vivant&#8221;, cela me semble tout à fait acceptable aussi dans ce cas de contester la formation du croissant gris, la rotation corticale, et même la fécondation qui n&#8217;apporte en fait que du matériel génétique (et la meilleure preuve que c&#8217;est inutile est que l&#8217;embryon peut de développer à un stade avancé sans fécondation). Autrement dit, si on pousse le raisonnement, dans ce cas le gamète lui-même est un embryon - d&#8217;ailleurs c&#8217;est un peu vrai : c&#8217;est comme cela que le clonage marche - et il est moralement obligatoire de sauver tous les ovocytes !</p>
<p>Pour cette histoire de jumeaux, mon argument est simplement que le moment où un embryon devient &#8220;vivant&#8221; est obligatoirement postérieur au dernier instant où l&#8217;on peut faire plusieurs organismes à partir d&#8217;un oeuf, puisque c&#8217;est l&#8217;unité et le fonctionnement de l&#8217;organisme qui définit sa vie (par rapport aux vies individuelles des cellules). Autrement dit, postérieur au temps où  l&#8217;embryon acquière <b> définitivement </b> un statut unique; le moment où l&#8217;embryon forme un vrai tout indivisible, un organisme à part entière. L&#8217;exemple des jumeaux montre que ce moment est postérieur à la première division. L&#8217;exemple des siamois montre que ce moment est aussi postérieur à la gastrulation.</p>
<p>Sinon pour le pari de Pascal, sans être non plus tout à fait &#8220;à l&#8217;aise&#8221; et pour basculer sur un autre débat, il me semble que &#8220;moralement&#8221;, c&#8217;est tout à fait équivalent de détuire un embryon au stade &#8220;bastula&#8221; pour avoir des cellules souches que de détruire un embryon au cours d&#8217;un avortement par exemple.Et au stade blastula, un embryon n&#8217;est qu&#8217;un amas de cellules à peine différenciées, on ne peut pas parler d&#8217;être vivant, même si les cellules sont individuellement vivantes. Ou alors il faut interdire au plus vite l&#8217;avortement.</p>
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		<title>By: Benjamin</title>
		<link>http://tomroud.com/2007/05/01/gastrulation-religion-et-cellules-souches/#comment-587</link>
		<dc:creator>Benjamin</dc:creator>
		<pubDate>Tue, 01 May 2007 19:30:00 +0000</pubDate>
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		<description>Pourquoi ne peut-on parler d'être vivant avant la gastrulation? les cellules de l'embryon sont bien "en vie", non?&lt;BR/&gt;&lt;BR/&gt;Si l'on reprend des arguments du même tonneau, une scission supplémentaire de l'oeuf fécondé donne deux vrais jumeaux... donc deux êtres vivants. Ou encore, on peut très bien affirmer que les territoires délimitant les feuillets embryonnaires sont délimités dès la fécondation, mais invisibles (polarité de l'oeuf + fécondation = croissant gris qui préfigure le lieu de la gastrulation, etc.).&lt;BR/&gt;&lt;BR/&gt;Bref, avec le même genre d'arguments que pour la gastrulation, on parviendrait à démontrer que c'est la fécondation qui amorce la structure de l'individu (ce qui, au passage, est la position de l'église catholique moderne ; là il n'y a plus compatibilité).&lt;BR/&gt;&lt;BR/&gt;Dans l'ensemble, je suis vachement pas confortable quand il s'agit de toucher aux embryons humains, et mon pari de Pascal serait de ne pas y toucher du tout.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Pourquoi ne peut-on parler d&#8217;être vivant avant la gastrulation? les cellules de l&#8217;embryon sont bien &#8220;en vie&#8221;, non?</p>
<p>Si l&#8217;on reprend des arguments du même tonneau, une scission supplémentaire de l&#8217;oeuf fécondé donne deux vrais jumeaux&#8230; donc deux êtres vivants. Ou encore, on peut très bien affirmer que les territoires délimitant les feuillets embryonnaires sont délimités dès la fécondation, mais invisibles (polarité de l&#8217;oeuf + fécondation = croissant gris qui préfigure le lieu de la gastrulation, etc.).</p>
<p>Bref, avec le même genre d&#8217;arguments que pour la gastrulation, on parviendrait à démontrer que c&#8217;est la fécondation qui amorce la structure de l&#8217;individu (ce qui, au passage, est la position de l&#8217;église catholique moderne ; là il n&#8217;y a plus compatibilité).</p>
<p>Dans l&#8217;ensemble, je suis vachement pas confortable quand il s&#8217;agit de toucher aux embryons humains, et mon pari de Pascal serait de ne pas y toucher du tout.</p>
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