Le Figaro découvre les bourses Lavoisier

Il y a quelque chose d’à la fois rassurant et dérangeant à voir le Figaro dénoncer ces contrats de travail , qui, par habitude et par résignation, sont de fait acceptés par tous.

Il faut dire que quand on n’a pas le choix, on est bien obligé de prendre ce qu’on nous propose et de s’écraser. Le Figaro avait déjà fait un article sur Egide et le financement des thèses des étrangers en France sur libéralités. Le terme “travail au noir” pour qualifier ces bourses est peut-être un peu fort, mais bon …
Précisions sur les bourses Lavoisier :
- ells financent aussi des post-doc d’une durée … d’un an, ce qui serait assez rigolo si ce n’était pas aussi décalé par rapport aux exigences de la recherche actuelle. D’autant que le boursier Lavoisier est censé rentrer en France à l’issue de sa bourse sous peine de devoir la rembourser.
- le montant de ces bourses de post-doc n’est guère plus élevé que le montant des thèses (de l’ordre de 1000 euros, au maximum 1500 euros). Sans protection sociale d’aucune sorte effectivement. Les gens que je connais qui ont eu une bourse Lavoisier aux Etats-Unis ont pu négocier un complément de salaire de leur université d’accueil qui leur permettait de disposer d’une couverture maladie. Il faut demander l’autorisation d’Egide avant d’avoir ce complément de salaire, mais ils sont assez souples là-dessus à ma connaissance

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3 Responses to “Le Figaro découvre les bourses Lavoisier”

  1. T.W.

    Ce qui m’avai choquée lorsque j’avais rempli ce dossier, c’est qu’ils demandaient dans le montage financier qu’on devait faire pour savoir si on pourrait survivre avec les maigres deniers qu’ils accordaient de préciser les sommes que la famille (je suppose les parents ?) fournissaient …
    Pour un étudiant en licence ou maitrise qui part en stage ou pour une année d’étude, je veux bien mais pour un post-doc ! Je crois que j’avais du déclarer quelquepart que non, bien sur mon mari ne me laisserai pas mourir de faim et qu’il accpeterait peut être de m’aider à payer mon loyer (!)
    C’est la seule demande de bourse que j’ai jamais faite euprès de l’état français, mais qu’est ce qu’elle m’avait énervée.

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  2. erathrya

    Ben non le terme travail au noir n’est pas trop fort, il est juste!

    http://cjc.jeunes-chercheurs.org/dossiers/

    Rapport sur les conditions de travail illégales des jeunes chercheurs.

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  3. Tom Roud

    Ce genre d’article est aussi intéressant dans la mesure où il permet de faire passer (implicitement) le message qu’une thèse est un boulot à part entière, et doit être reconnu comme un expérience professionnelle, avec tout ce qui y est légalement associé (contrat en bonne et due forme, cotisations, etc…). Il est clair rétrospectivement que les bourses Lavoisier sont envisagées comme bourses d’études, pour étudiants, d’où le choc de la petite case sur l’aide financière des parents pour les chercheurs que nous sommes, toujours considérés comme d’éternels étudiants.

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