<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
		>
<channel>
	<title>Comments on: Les bactéries sont-elles capables de penser ?</title>
	<atom:link href="http://tomroud.com/2009/09/11/les-bacteries-sont-elles-capables-de-penser/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>http://tomroud.com/2009/09/11/les-bacteries-sont-elles-capables-de-penser/</link>
	<description></description>
	<lastBuildDate>Thu, 09 Sep 2010 11:06:33 +0000</lastBuildDate>
	<sy:updatePeriod>hourly</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>1</sy:updateFrequency>
	<generator>http://wordpress.org/?v=3.0.1</generator>
	<item>
		<title>By: Thomas</title>
		<link>http://tomroud.com/2009/09/11/les-bacteries-sont-elles-capables-de-penser/comment-page-1/#comment-10285</link>
		<dc:creator>Thomas</dc:creator>
		<pubDate>Mon, 26 Apr 2010 12:28:38 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://tomroud.com/?p=2496#comment-10285</guid>
		<description>Quel problème résoud la vie ?

Ce qui est indécidable, c&#039;est un problème, typiquement trouver à coup sur si un programme informatique termine quelles que soient ses données, en info.

Pour la notion d&#039;oracle, je connais pas l&#039;oracle de l&#039;indécidabilité, mais plutôt celui du déterminisme : certains algorithmes ou machines de Turing ne sont pas déterministes, ils laissent le choix entre plusieurs instructions pour le pas suivant de l&#039;algorithme, pour simplifier, ce qui conduit à une explosion combinatoire si on laisse le choix plusieurs fois dans un même programme, qui servent dans le problème P=NP. L&#039;oracle est le truc qui permet de &quot;faire le bon choix&quot;, donc ça doit marcher aussi dans le cas de problème indécidables : quand l&#039;un de ses choix produit &quot;oui&quot; et l&#039;autre choix produit &quot;non&quot; comme réponse au problème, l&#039;oracle choisit ... merci l&#039;oracle.

Sinon, si on prend un programme quelquonque, il n&#039;est pas plus décidable que n&#039;importe quoi, il s&#039;exécute, point. Pour introduire des problèmes de décidabilité, il faudrait poser question sur les propriétés de ce programmes, de son but.

Mais dans le cas d&#039;un programme qui imiterait la vie, la question n&#039;a pas de sens pour moi. Comme la question de la décidabilité d&#039;une bactérie n&#039;aurait pas de sens.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Quel problème résoud la vie ?</p>
<p>Ce qui est indécidable, c&#8217;est un problème, typiquement trouver à coup sur si un programme informatique termine quelles que soient ses données, en info.</p>
<p>Pour la notion d&#8217;oracle, je connais pas l&#8217;oracle de l&#8217;indécidabilité, mais plutôt celui du déterminisme : certains algorithmes ou machines de Turing ne sont pas déterministes, ils laissent le choix entre plusieurs instructions pour le pas suivant de l&#8217;algorithme, pour simplifier, ce qui conduit à une explosion combinatoire si on laisse le choix plusieurs fois dans un même programme, qui servent dans le problème P=NP. L&#8217;oracle est le truc qui permet de &#8220;faire le bon choix&#8221;, donc ça doit marcher aussi dans le cas de problème indécidables : quand l&#8217;un de ses choix produit &#8220;oui&#8221; et l&#8217;autre choix produit &#8220;non&#8221; comme réponse au problème, l&#8217;oracle choisit &#8230; merci l&#8217;oracle.</p>
<p>Sinon, si on prend un programme quelquonque, il n&#8217;est pas plus décidable que n&#8217;importe quoi, il s&#8217;exécute, point. Pour introduire des problèmes de décidabilité, il faudrait poser question sur les propriétés de ce programmes, de son but.</p>
<p>Mais dans le cas d&#8217;un programme qui imiterait la vie, la question n&#8217;a pas de sens pour moi. Comme la question de la décidabilité d&#8217;une bactérie n&#8217;aurait pas de sens.</p>
]]></content:encoded>
	</item>
	<item>
		<title>By: judem</title>
		<link>http://tomroud.com/2009/09/11/les-bacteries-sont-elles-capables-de-penser/comment-page-1/#comment-7683</link>
		<dc:creator>judem</dc:creator>
		<pubDate>Sun, 13 Sep 2009 15:14:58 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://tomroud.com/?p=2496#comment-7683</guid>
		<description>@tomroud et quentin:

Informatique/électronique et discret : c&#039;est vrai pour les ordis actuels et de nombreux circuits de traitement de l&#039;information (autres que certaines fonction d&#039;entrée/sortie de base ou filtrage classique). Cela dit, sans aller jusqu&#039;à la recherche sur l&#039;ordi quantique, il y a des chercheurs qui travaillent sur des circuits de traitement analogiques haut niveau de l&#039;information. S&#039;il est facile de concevoir des réseaux neuronaux artificiels analogiques, ce n&#039;est d&#039;ailleurs pas la seule chose qu&#039;on peut faire. Personnellement, un peu à la limite de mes recherches (en vision par odinateur, domaine où l&#039;IA est plus que jamais d&#039;actualité*), j&#039;ai une collaboration sur une idée que j&#039;ai eu pour implanter une classe non négligeable de traitements utiles dans mon domaine, non comme c&#039;est fait classiquement de manière numérique, mais en électronique analogique, les calculs se faisant extrêmement rapidement par des phénomènes de propagation non linéaires dans des réseaux électriques (implantés sur circuits), ouvrant aussi la possibilité d&#039;autres traitements. J&#039;utilise donc sur ce sujet un traitement continu au niveau temporel (à l&#039;intérieur des puces, en utilisant ce qui se passe entre les composants électroniques élementaires; ça va un peu au-delà de ce qu&#039;on appelle des &quot;rétines artificielles&quot; par le nombre de traitements possibles avec le même circuit, même si des parties numériques sont nécessaires pour constituer une unité de traitement spécialisée qui soit complète). Par ailleurs, la personne avec qui je collabore a des travaux où il utilise des phénomènes de propagation électriques sur des membranes biologiques. Ce genre de recherches n&#039;est pas forcément courant et très connu mais pas exceptionnel non plus et peut-être que cela aboutira un jour à relativiser un peu l&#039;informatique numérique.

*je rappelle que contrairement à ce que les chercheurs en IA pensaient il n&#039;y a pas si longtemps que cela, il y a plus d&#039;intelligence dans les sens que dans la logique (je n&#039;ai plus le chiffre exact, mais il me semble bien que 70% de la puissance du cerveau humain est dédiée à &quot;voir&quot;).

informatique et hasard : au contraire, la production et l&#039;utilisation de &quot;véritable&quot; hasard est un challenge en informatique depuis un moment déjà (notamment pour des simulations diverses et variées).

discret, dénombrable et continu : par dénombrable, dans cette énumération, j&#039;entends bien entendu dénombrable non discret (car le discret est soit fini soit dénombrable sans points d&#039;accumulation non à l&#039;infini), c&#039;est à dire avec points d&#039;accumulation non à l&#039;infini. C&#039;est peut-être une alternative. Il y&#039;en a peut-être d&#039;autres (cf. ma remarque lors d&#039;un commentaire précédent).

continu et biologie : même si on n&#039;est pas en petite échelle, il me semble que les interactions qui font intervenir de la &quot;géométrie&quot; ne peuvent qu&#039;inclure une part de continu, non ?

Calude et cie : cf. http://www.pourlascience.fr/ewb_pages/f/fiche-article-presque-tout-est-indecidable-18618.php , notamment sur le lien avec les probas. D&#039;une manière générale, je recommande les articles (dans Pour La science, rubrique &quot;logique et calcul&quot;) et ouvrages de J.P. Delahaye (où des tas d&#039;avancées intéressantes sont abordées sur des domaines liés à l&#039;info et aux maths dont parfois sur l&#039;IA, le hasard, les automates, les infinis, etc. et bien souvent aussi avec des aspects &quot;philo des sciences&quot; assez intéressants).</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>@tomroud et quentin:</p>
<p>Informatique/électronique et discret : c&#8217;est vrai pour les ordis actuels et de nombreux circuits de traitement de l&#8217;information (autres que certaines fonction d&#8217;entrée/sortie de base ou filtrage classique). Cela dit, sans aller jusqu&#8217;à la recherche sur l&#8217;ordi quantique, il y a des chercheurs qui travaillent sur des circuits de traitement analogiques haut niveau de l&#8217;information. S&#8217;il est facile de concevoir des réseaux neuronaux artificiels analogiques, ce n&#8217;est d&#8217;ailleurs pas la seule chose qu&#8217;on peut faire. Personnellement, un peu à la limite de mes recherches (en vision par odinateur, domaine où l&#8217;IA est plus que jamais d&#8217;actualité*), j&#8217;ai une collaboration sur une idée que j&#8217;ai eu pour implanter une classe non négligeable de traitements utiles dans mon domaine, non comme c&#8217;est fait classiquement de manière numérique, mais en électronique analogique, les calculs se faisant extrêmement rapidement par des phénomènes de propagation non linéaires dans des réseaux électriques (implantés sur circuits), ouvrant aussi la possibilité d&#8217;autres traitements. J&#8217;utilise donc sur ce sujet un traitement continu au niveau temporel (à l&#8217;intérieur des puces, en utilisant ce qui se passe entre les composants électroniques élementaires; ça va un peu au-delà de ce qu&#8217;on appelle des &#8220;rétines artificielles&#8221; par le nombre de traitements possibles avec le même circuit, même si des parties numériques sont nécessaires pour constituer une unité de traitement spécialisée qui soit complète). Par ailleurs, la personne avec qui je collabore a des travaux où il utilise des phénomènes de propagation électriques sur des membranes biologiques. Ce genre de recherches n&#8217;est pas forcément courant et très connu mais pas exceptionnel non plus et peut-être que cela aboutira un jour à relativiser un peu l&#8217;informatique numérique.</p>
<p>*je rappelle que contrairement à ce que les chercheurs en IA pensaient il n&#8217;y a pas si longtemps que cela, il y a plus d&#8217;intelligence dans les sens que dans la logique (je n&#8217;ai plus le chiffre exact, mais il me semble bien que 70% de la puissance du cerveau humain est dédiée à &#8220;voir&#8221;).</p>
<p>informatique et hasard : au contraire, la production et l&#8217;utilisation de &#8220;véritable&#8221; hasard est un challenge en informatique depuis un moment déjà (notamment pour des simulations diverses et variées).</p>
<p>discret, dénombrable et continu : par dénombrable, dans cette énumération, j&#8217;entends bien entendu dénombrable non discret (car le discret est soit fini soit dénombrable sans points d&#8217;accumulation non à l&#8217;infini), c&#8217;est à dire avec points d&#8217;accumulation non à l&#8217;infini. C&#8217;est peut-être une alternative. Il y&#8217;en a peut-être d&#8217;autres (cf. ma remarque lors d&#8217;un commentaire précédent).</p>
<p>continu et biologie : même si on n&#8217;est pas en petite échelle, il me semble que les interactions qui font intervenir de la &#8220;géométrie&#8221; ne peuvent qu&#8217;inclure une part de continu, non ?</p>
<p>Calude et cie : cf. <a href="http://www.pourlascience.fr/ewb_pages/f/fiche-article-presque-tout-est-indecidable-18618.php" rel="nofollow">http://www.pourlascience.fr/ewb_pages/f/fiche-article-presque-tout-est-indecidable-18618.php</a> , notamment sur le lien avec les probas. D&#8217;une manière générale, je recommande les articles (dans Pour La science, rubrique &#8220;logique et calcul&#8221;) et ouvrages de J.P. Delahaye (où des tas d&#8217;avancées intéressantes sont abordées sur des domaines liés à l&#8217;info et aux maths dont parfois sur l&#8217;IA, le hasard, les automates, les infinis, etc. et bien souvent aussi avec des aspects &#8220;philo des sciences&#8221; assez intéressants).</p>
]]></content:encoded>
	</item>
	<item>
		<title>By: vf</title>
		<link>http://tomroud.com/2009/09/11/les-bacteries-sont-elles-capables-de-penser/comment-page-1/#comment-7672</link>
		<dc:creator>vf</dc:creator>
		<pubDate>Sun, 13 Sep 2009 10:38:23 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://tomroud.com/?p=2496#comment-7672</guid>
		<description>Darwin écrit bien :


If we suppose that the ancient progenitor, the archetype as it may be called, of all mammals, had its limbs constructed on the existing general pattern, for whatever purpose they served, we can at once perceive the plain signification of the homologous construction of the limbs throughout the whole class.

donc en réalité, pour Darwin, l&#039;imagination comprend instantanément la construction d&#039;un animal, à partir de l&#039;archétype (ailleurs il évoque les allongement et aplatissements nécessaires).

Pourquoi ce serait si facile pour l&#039;imagination, et si diffiicle pour l&#039;évolution? C&#039;est aussi facile pour l&#039;évolution, que cela l&#039;est pour l&#039;imagination, parce que c&#039;est toujours tout droit (transformations pratiquement affines, sauf quelques régions où ça tourne).

Lire aussi :

We have seen that the members of the same class, independently of their habits of life, resemble each other in the general plan of their organisation. This resemblance is often expressed by the term `unity of type;&#039; or by saying that the several parts and organs in the different species of the class are homologous. The whole subject is included under the general name of Morphology. This is the most interesting department of natural history, and may be said to be its very soul. What can be more curious than that the hand of a man, formed for grasping, that of a mole for digging, the leg of the horse, the paddle of the porpoise, and the wing of the bat, should all be constructed on the same pattern, and should include the same bones, in the same relative positions? Geoffroy St Hilaire has insisted strongly on the high importance of relative connexion in homologous organs: the parts may change to almost any extent in form and size, and yet they always remain connected together in the same order. We never find, for instance, the bones of the arm and forearm, or of the thigh and leg, transposed. Hence the same names can be given to the homologous bones in widely different animals. We see the same great law in the construction of the mouths of insects: what can be more different than the immensely long spiral proboscis of a sphinx-moth, the curious folded one of a bee or bug, and the great jaws of a beetle? yet all these organs, serving for such different purposes, are formed by infinitely numerous modifications of an upper lip, mandibles, and two pairs of maxillae. Analogous laws govern the construction of the mouths and limbs of crustaceans. So it is with the flowers of plants.

Nothing can be more hopeless than to attempt to explain this similarity of pattern in members of the same class, by utility or by the doctrine of final causes


vous avez bien lu : &quot;independently of their habits of life&quot;. Le plan général qu&#039;ils suivent n&#039;est pas touché par leurs biotopes.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Darwin écrit bien :</p>
<p>If we suppose that the ancient progenitor, the archetype as it may be called, of all mammals, had its limbs constructed on the existing general pattern, for whatever purpose they served, we can at once perceive the plain signification of the homologous construction of the limbs throughout the whole class.</p>
<p>donc en réalité, pour Darwin, l&#8217;imagination comprend instantanément la construction d&#8217;un animal, à partir de l&#8217;archétype (ailleurs il évoque les allongement et aplatissements nécessaires).</p>
<p>Pourquoi ce serait si facile pour l&#8217;imagination, et si diffiicle pour l&#8217;évolution? C&#8217;est aussi facile pour l&#8217;évolution, que cela l&#8217;est pour l&#8217;imagination, parce que c&#8217;est toujours tout droit (transformations pratiquement affines, sauf quelques régions où ça tourne).</p>
<p>Lire aussi :</p>
<p>We have seen that the members of the same class, independently of their habits of life, resemble each other in the general plan of their organisation. This resemblance is often expressed by the term `unity of type;&#8217; or by saying that the several parts and organs in the different species of the class are homologous. The whole subject is included under the general name of Morphology. This is the most interesting department of natural history, and may be said to be its very soul. What can be more curious than that the hand of a man, formed for grasping, that of a mole for digging, the leg of the horse, the paddle of the porpoise, and the wing of the bat, should all be constructed on the same pattern, and should include the same bones, in the same relative positions? Geoffroy St Hilaire has insisted strongly on the high importance of relative connexion in homologous organs: the parts may change to almost any extent in form and size, and yet they always remain connected together in the same order. We never find, for instance, the bones of the arm and forearm, or of the thigh and leg, transposed. Hence the same names can be given to the homologous bones in widely different animals. We see the same great law in the construction of the mouths of insects: what can be more different than the immensely long spiral proboscis of a sphinx-moth, the curious folded one of a bee or bug, and the great jaws of a beetle? yet all these organs, serving for such different purposes, are formed by infinitely numerous modifications of an upper lip, mandibles, and two pairs of maxillae. Analogous laws govern the construction of the mouths and limbs of crustaceans. So it is with the flowers of plants.</p>
<p>Nothing can be more hopeless than to attempt to explain this similarity of pattern in members of the same class, by utility or by the doctrine of final causes</p>
<p>vous avez bien lu : &#8220;independently of their habits of life&#8221;. Le plan général qu&#8217;ils suivent n&#8217;est pas touché par leurs biotopes.</p>
]]></content:encoded>
	</item>
	<item>
		<title>By: quentin</title>
		<link>http://tomroud.com/2009/09/11/les-bacteries-sont-elles-capables-de-penser/comment-page-1/#comment-7671</link>
		<dc:creator>quentin</dc:creator>
		<pubDate>Sun, 13 Sep 2009 10:28:50 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://tomroud.com/?p=2496#comment-7671</guid>
		<description>&gt; Je ne crois pas du tout à ces histoires qui essaient de mettre du quantique dans la biologie, je pense que les fluctuations thermiques seules sont suffisantes pour mettre du vrai hasard. C’est aussi pour cela que j’ai bien aimé l’idée de retrouver la méca Q à partir d’un terme de mouvement brownien. Comme on a la mécanique brownienne naturellement dans les cellules, pourquoi invoquer la physique quantique ?


Juste une pure spéculation : ce que peut apporter la méca Q par rapport au mouvement brownien, c&#039;est une intrication (une corrélation des hasards), même très faible. C&#039;est peut être ce &quot;petit plus&quot; qui expliquerait certaines formes d&#039;émergence ?</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>&gt; Je ne crois pas du tout à ces histoires qui essaient de mettre du quantique dans la biologie, je pense que les fluctuations thermiques seules sont suffisantes pour mettre du vrai hasard. C’est aussi pour cela que j’ai bien aimé l’idée de retrouver la méca Q à partir d’un terme de mouvement brownien. Comme on a la mécanique brownienne naturellement dans les cellules, pourquoi invoquer la physique quantique ?</p>
<p>Juste une pure spéculation : ce que peut apporter la méca Q par rapport au mouvement brownien, c&#8217;est une intrication (une corrélation des hasards), même très faible. C&#8217;est peut être ce &#8220;petit plus&#8221; qui expliquerait certaines formes d&#8217;émergence ?</p>
]]></content:encoded>
	</item>
	<item>
		<title>By: all</title>
		<link>http://tomroud.com/2009/09/11/les-bacteries-sont-elles-capables-de-penser/comment-page-1/#comment-7647</link>
		<dc:creator>all</dc:creator>
		<pubDate>Sat, 12 Sep 2009 19:58:06 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://tomroud.com/?p=2496#comment-7647</guid>
		<description>Je fais une référence à Scott Aaronson qui dit (en gros) que ce qui n&#039;est pas calculable ne relève pas du calcul

http://scottaaronson.com/blog/?p=425</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Je fais une référence à Scott Aaronson qui dit (en gros) que ce qui n&#8217;est pas calculable ne relève pas du calcul</p>
<p><a href="http://scottaaronson.com/blog/?p=425" rel="nofollow">http://scottaaronson.com/blog/?p=425</a></p>
]]></content:encoded>
	</item>
	<item>
		<title>By: quentin</title>
		<link>http://tomroud.com/2009/09/11/les-bacteries-sont-elles-capables-de-penser/comment-page-1/#comment-7635</link>
		<dc:creator>quentin</dc:creator>
		<pubDate>Sat, 12 Sep 2009 15:21:29 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://tomroud.com/?p=2496#comment-7635</guid>
		<description>Encore faudrait-il savoir exactement ce qu&#039;est la conscience et la façon dont elle émerge de la matière... Je pense que c&#039;est un petit peu présomptueux pour l&#039;instant d&#039;affirmer qu&#039;elle puisse émerger d&#039;un programme, sans même savoir ce qu&#039;elle est (et sachant que le fonctionnement d&#039;un programme est à l&#039;opposé de celui du vivant). Je pensais que l&#039;hypothèse de l&#039;IA forte n&#039;était plus trop d&#039;actualité...

Les simulations ont toujours lieu au sein d&#039;un périmètre restreint et pré-défini. Elles sont infiniment moins complexe qu&#039;une cellule biologique. Elle nécessitent forcément une action humaine, dans la conception ou par la suite, pour faire apparaitre des choses nouvelles et intéressantes. Leur autonomie est limitée. A mon avis ça tient toujours au fait que l&#039;informatique est conçu pour éliminer le hasard, tandis que le vivant fait exactement l&#039;inverse. 

A mon avis l&#039;informatique tel qu&#039;il est conçu aujourd&#039;hui (c&#039;est à dire basé sur le calcul déterministe) ne pourra jamais être qu&#039;une extension de notre propre esprit, c&#039;est à dire un outil, mais est incapable de faire émerger quoi que ce soit de réellement autonome. S&#039;il devait y avoir une évolution vers une réelle autonomie de conscience, il faudrait qu&#039;elle ait lieu au sein même des puces électroniques.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Encore faudrait-il savoir exactement ce qu&#8217;est la conscience et la façon dont elle émerge de la matière&#8230; Je pense que c&#8217;est un petit peu présomptueux pour l&#8217;instant d&#8217;affirmer qu&#8217;elle puisse émerger d&#8217;un programme, sans même savoir ce qu&#8217;elle est (et sachant que le fonctionnement d&#8217;un programme est à l&#8217;opposé de celui du vivant). Je pensais que l&#8217;hypothèse de l&#8217;IA forte n&#8217;était plus trop d&#8217;actualité&#8230;</p>
<p>Les simulations ont toujours lieu au sein d&#8217;un périmètre restreint et pré-défini. Elles sont infiniment moins complexe qu&#8217;une cellule biologique. Elle nécessitent forcément une action humaine, dans la conception ou par la suite, pour faire apparaitre des choses nouvelles et intéressantes. Leur autonomie est limitée. A mon avis ça tient toujours au fait que l&#8217;informatique est conçu pour éliminer le hasard, tandis que le vivant fait exactement l&#8217;inverse. </p>
<p>A mon avis l&#8217;informatique tel qu&#8217;il est conçu aujourd&#8217;hui (c&#8217;est à dire basé sur le calcul déterministe) ne pourra jamais être qu&#8217;une extension de notre propre esprit, c&#8217;est à dire un outil, mais est incapable de faire émerger quoi que ce soit de réellement autonome. S&#8217;il devait y avoir une évolution vers une réelle autonomie de conscience, il faudrait qu&#8217;elle ait lieu au sein même des puces électroniques.</p>
]]></content:encoded>
	</item>
	<item>
		<title>By: Tom Roud</title>
		<link>http://tomroud.com/2009/09/11/les-bacteries-sont-elles-capables-de-penser/comment-page-1/#comment-7631</link>
		<dc:creator>Tom Roud</dc:creator>
		<pubDate>Sat, 12 Sep 2009 14:05:12 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://tomroud.com/?p=2496#comment-7631</guid>
		<description>Oui, ce qui me frappe un peu dans la discussion est l&#039;oubli du fait que Turing lui-même voyait ses machines comme des objets limités. C&#039;est même pour cela qu&#039;il les a inventées, pour définir et déterminer la classe de problèmes solubles par des algorithmes. 
Sur Darwin, je pense que le débat repose sur la génération de nouvelles formes. Le &quot;préjugé&quot; classique est que la génération de forme se fait au hasard, donc que les nouvelles formes trouvées sont elles-mêmes aléatoires. Or :

- il n&#039;est pas clair que la génération de forme soit si aléatoire, dans le sens où il y a des contraintes physiques sur l&#039;évolution (ça c&#039;est ce que vous diriez)

- quand bien même le moteur serait purement aléatoire, les formes trouvées ne le sont pas nécessairement. Si un problème n&#039;a qu&#039;une solution, si on utilise un algorithme génétique pour le résoudre, on finira par trouver LA solution.

Je ne connais pas tout Darwin, mais il me semble que comme vous dites  Darwin propose un modèle d&#039;évolution assez incrémental, donc la génération de forme n&#039;est pas si aléatoire. Puis il propose un mécanisme de fixation de ces formes : la sélection naturelle, qu&#039;on peut voir en réalité comme un algorithme simple pour trouver les formes &quot;optimales&quot;. Mais cela n&#039;est rien de plus qu&#039;un algorithme, si l&#039;espace des formes optimales est simple (avec un minimum par exemple), le résultat de l&#039;algorithme est effectivement déterministe.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Oui, ce qui me frappe un peu dans la discussion est l&#8217;oubli du fait que Turing lui-même voyait ses machines comme des objets limités. C&#8217;est même pour cela qu&#8217;il les a inventées, pour définir et déterminer la classe de problèmes solubles par des algorithmes.<br />
Sur Darwin, je pense que le débat repose sur la génération de nouvelles formes. Le &#8220;préjugé&#8221; classique est que la génération de forme se fait au hasard, donc que les nouvelles formes trouvées sont elles-mêmes aléatoires. Or :</p>
<p>- il n&#8217;est pas clair que la génération de forme soit si aléatoire, dans le sens où il y a des contraintes physiques sur l&#8217;évolution (ça c&#8217;est ce que vous diriez)</p>
<p>- quand bien même le moteur serait purement aléatoire, les formes trouvées ne le sont pas nécessairement. Si un problème n&#8217;a qu&#8217;une solution, si on utilise un algorithme génétique pour le résoudre, on finira par trouver LA solution.</p>
<p>Je ne connais pas tout Darwin, mais il me semble que comme vous dites  Darwin propose un modèle d&#8217;évolution assez incrémental, donc la génération de forme n&#8217;est pas si aléatoire. Puis il propose un mécanisme de fixation de ces formes : la sélection naturelle, qu&#8217;on peut voir en réalité comme un algorithme simple pour trouver les formes &#8220;optimales&#8221;. Mais cela n&#8217;est rien de plus qu&#8217;un algorithme, si l&#8217;espace des formes optimales est simple (avec un minimum par exemple), le résultat de l&#8217;algorithme est effectivement déterministe.</p>
]]></content:encoded>
	</item>
	<item>
		<title>By: Tom Roud</title>
		<link>http://tomroud.com/2009/09/11/les-bacteries-sont-elles-capables-de-penser/comment-page-1/#comment-7628</link>
		<dc:creator>Tom Roud</dc:creator>
		<pubDate>Sat, 12 Sep 2009 13:00:46 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://tomroud.com/?p=2496#comment-7628</guid>
		<description>Sur continu vs discret, ce n&#039;est pas du tout clair ce qui se passe. Par exemple, certains gènes fonctionnent avec un très petit nombre de protéines par cellule, donc les effets discrets stochastiques jouent un grand rôle. En fait, cela signifie que selon les problèmes, la bactérie se place dans un domaine soit discret, soit continu. Sur l&#039;espace, je dirais continu, ainsi que sur le temps. 
Note cela dit que l&#039;analogie que les gens font avec l&#039;informatique est discrète presque par définition, non ? 

Je pense que peu de personnes contesteraient la présence d&#039;effets émergents en biologie (c&#039;est un peu la thèse aussi de Stuart Kauffman), non  :

http://tomroud.com/2008/11/13/notes-de-lecture-ii-evolution-physique-et-emergence/


Je pense également que pas mal de gens accepteraient l&#039;idée que les circuits biologiques sont plus analogiques que digitaux même s&#039;il y a des exemples de réponses &quot;digitales&quot; (j&#039;imagine pour des événements &quot;catastrophiques&quot; comme la mitose par exemple). Typiquement, les circuits biologiques me semblent relativement &quot;mous&quot;, mais je me trompe peut-être.

Je ne crois pas du tout à ces histoires qui essaient de mettre du quantique dans la biologie, je pense que les fluctuations thermiques seules sont suffisantes pour mettre du vrai hasard. C&#039;est aussi pour cela que j&#039;ai bien aimé l&#039;idée de retrouver la méca Q à partir d&#039;un terme de mouvement brownien. Comme on a la mécanique brownienne naturellement dans les cellules, pourquoi invoquer la physique quantique ?

Je ne connais pas le résultat de Calude, qu&#039;est-ce ?</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Sur continu vs discret, ce n&#8217;est pas du tout clair ce qui se passe. Par exemple, certains gènes fonctionnent avec un très petit nombre de protéines par cellule, donc les effets discrets stochastiques jouent un grand rôle. En fait, cela signifie que selon les problèmes, la bactérie se place dans un domaine soit discret, soit continu. Sur l&#8217;espace, je dirais continu, ainsi que sur le temps.<br />
Note cela dit que l&#8217;analogie que les gens font avec l&#8217;informatique est discrète presque par définition, non ? </p>
<p>Je pense que peu de personnes contesteraient la présence d&#8217;effets émergents en biologie (c&#8217;est un peu la thèse aussi de Stuart Kauffman), non  :</p>
<p><a href="http://tomroud.com/2008/11/13/notes-de-lecture-ii-evolution-physique-et-emergence/" rel="nofollow">http://tomroud.com/2008/11/13/notes-de-lecture-ii-evolution-physique-et-emergence/</a></p>
<p>Je pense également que pas mal de gens accepteraient l&#8217;idée que les circuits biologiques sont plus analogiques que digitaux même s&#8217;il y a des exemples de réponses &#8220;digitales&#8221; (j&#8217;imagine pour des événements &#8220;catastrophiques&#8221; comme la mitose par exemple). Typiquement, les circuits biologiques me semblent relativement &#8220;mous&#8221;, mais je me trompe peut-être.</p>
<p>Je ne crois pas du tout à ces histoires qui essaient de mettre du quantique dans la biologie, je pense que les fluctuations thermiques seules sont suffisantes pour mettre du vrai hasard. C&#8217;est aussi pour cela que j&#8217;ai bien aimé l&#8217;idée de retrouver la méca Q à partir d&#8217;un terme de mouvement brownien. Comme on a la mécanique brownienne naturellement dans les cellules, pourquoi invoquer la physique quantique ?</p>
<p>Je ne connais pas le résultat de Calude, qu&#8217;est-ce ?</p>
]]></content:encoded>
	</item>
	<item>
		<title>By: vf</title>
		<link>http://tomroud.com/2009/09/11/les-bacteries-sont-elles-capables-de-penser/comment-page-1/#comment-7624</link>
		<dc:creator>vf</dc:creator>
		<pubDate>Sat, 12 Sep 2009 10:43:57 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://tomroud.com/?p=2496#comment-7624</guid>
		<description>c&#039;est ausant, cette réflexion sur les oracles, et ça ressemble bien au lien entre deéterminisme et darwinisme. Je m&#039;explique.
Effectivement, c&#039;est assez peu connu, mais Turing avait introduit les oracles pour résoudre les problèmes sans solution à l&#039;intérieur du système considéré.
Par oracle, il faut entendre, solution au hasard, puisque c&#039;est ce que faisaient les grecs, en allant faire semblant de pêcher une solution acceptable par tous auprès d&#039;un devin.
Donc enr éalité, les limites de la machien de Turing avaient été traitées par Turing, qui en étaitparfaitement conscient.
L&#039;analogie avec la bactérie que vous suggérez est donc bien vue: on peut dire, une bactérie ayant atteint un état de son code qui ne permet pas de résoudre certains problèmes, trouvera la solution par le hasard, en dehors du système ce qui crée un nouveau système. Donc en réalité, la machine qui n&#039;est pas de Turing dans ce cas, est encore de Turing, par les oracles de Turing. C&#039;est comique.
Le parallèle avec Darwin, c&#039;est l&#039;idée que le Darwinisme soit en fait déterministe, et que ce déterminisme soit encore Darwinien. Tout le monde pense que pour Darwin les animaux sont obtenus au hasard, alors qu&#039;en réalité, Darwin explique longuement qu&#039;il est très facile de concevoir les animaux, par l&#039;imagination, les uns à partir des autres, par extrapolation de l&#039;archétype, simplement en l&#039;étirant et l&#039;aplatissant dans certaines directions. Donc en réalité, les modèles déterministes de morphogenèse, qui sapent la vision habituelle du Darwinisme sont encore darwinien. C&#039;est comique aussi.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>c&#8217;est ausant, cette réflexion sur les oracles, et ça ressemble bien au lien entre deéterminisme et darwinisme. Je m&#8217;explique.<br />
Effectivement, c&#8217;est assez peu connu, mais Turing avait introduit les oracles pour résoudre les problèmes sans solution à l&#8217;intérieur du système considéré.<br />
Par oracle, il faut entendre, solution au hasard, puisque c&#8217;est ce que faisaient les grecs, en allant faire semblant de pêcher une solution acceptable par tous auprès d&#8217;un devin.<br />
Donc enr éalité, les limites de la machien de Turing avaient été traitées par Turing, qui en étaitparfaitement conscient.<br />
L&#8217;analogie avec la bactérie que vous suggérez est donc bien vue: on peut dire, une bactérie ayant atteint un état de son code qui ne permet pas de résoudre certains problèmes, trouvera la solution par le hasard, en dehors du système ce qui crée un nouveau système. Donc en réalité, la machine qui n&#8217;est pas de Turing dans ce cas, est encore de Turing, par les oracles de Turing. C&#8217;est comique.<br />
Le parallèle avec Darwin, c&#8217;est l&#8217;idée que le Darwinisme soit en fait déterministe, et que ce déterminisme soit encore Darwinien. Tout le monde pense que pour Darwin les animaux sont obtenus au hasard, alors qu&#8217;en réalité, Darwin explique longuement qu&#8217;il est très facile de concevoir les animaux, par l&#8217;imagination, les uns à partir des autres, par extrapolation de l&#8217;archétype, simplement en l&#8217;étirant et l&#8217;aplatissant dans certaines directions. Donc en réalité, les modèles déterministes de morphogenèse, qui sapent la vision habituelle du Darwinisme sont encore darwinien. C&#8217;est comique aussi.</p>
]]></content:encoded>
	</item>
	<item>
		<title>By: judem</title>
		<link>http://tomroud.com/2009/09/11/les-bacteries-sont-elles-capables-de-penser/comment-page-1/#comment-7617</link>
		<dc:creator>judem</dc:creator>
		<pubDate>Sat, 12 Sep 2009 09:31:34 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://tomroud.com/?p=2496#comment-7617</guid>
		<description>Les logiciels actuels sont encore rudimentaires. Des logiciels évoluant (pour s&#039;amélioer par exemple) constitueraient déjà un progrès. Les simulations sont plus intéressantes que nombre de logiciels actuels. Peut-être les progrès viendront-ils de &quot;jeux évoluant&quot; lorsque les techniques de l&#039;IA des personnages joués par l&#039;ordi permettront l&#039;émergence de conscience ?</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Les logiciels actuels sont encore rudimentaires. Des logiciels évoluant (pour s&#8217;amélioer par exemple) constitueraient déjà un progrès. Les simulations sont plus intéressantes que nombre de logiciels actuels. Peut-être les progrès viendront-ils de &#8220;jeux évoluant&#8221; lorsque les techniques de l&#8217;IA des personnages joués par l&#8217;ordi permettront l&#8217;émergence de conscience ?</p>
]]></content:encoded>
	</item>
</channel>
</rss>
