Au fait …
… il est temps pour moi de briser mon ano/pseudonymat.
Moi aussi, comme le Dr Brooke Magnanti, je suis en réalité une call-girl monnayant mon corps à des traders downtown pour financer mes recherches de biologie non rentables uptown. Que voulez-vous, la science est un sacerdoce, il faut savoir donner de sa personne (et la crise a été rude). Et, contrairement à BelleDeJour, j’ai préféré bloguer sur mon activité de recherche plutôt que sur ma vie nocturne.
Plus sérieusement, ce passage de l’interview de cette fameuse blogueuse est effarant :
“I was getting ready to submit my thesis. I saved up a bit of money. I thought, I’ll just move to London, because that’s where the jobs are, and I’ll see what happens.
I couldn’t find a professional job in my chosen field because I didn’t have my PhD yet. I didn’t have a lot of spare time on my hands because I was still making corrections and preparing for the viva and I got through my savings a lot faster than I thought I would.”
Unable to pay her rent, Magnanti’s mind turned to other things. She told the Sunday Times she wanted to start doing something straight away, “that doesn’t require a great deal of training or investment to get started, that’s cash in hand and that leaves me spare time to do my work in”. Her solution was prostitution.
J’imagine évidemment qu’il n’y a pas que des étudiants en thèse qui font cela (probablement aussi des étudiants tout courts, et des tas d’autres gens évidemment), mais lorsque même des doctorants/docteurs se prostituent pour l’argent, peut-on dire qu’il y a vraiment quelque chose de pourri dans le monde de la recherche en particulier et dans notre société en général ?
[Remarquez, d'aucuns vous diraient qu'aller mendier de l'argent pour ses recherches auprès de partenaires industriels, c'est aussi une forme de prostitution
]
(via Enroweb)
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November 15th, 2009 at 23:57
Remarque sur le “Remarquez” final : au moins, dans e cas de la prostitution, on est payé(e) avant. Avec la recherche de financements pour sa recherche, on n’est même pas sûr(e) d’être payé(e) après…
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November 16th, 2009 at 08:32
bof, ca veut surtout dire que se prostituer rapporte plus de sous que chercher, ce qui est assez sain non? qui voudrait d’un monde ou les gens seraient a ce point demunis qu’ils se prostitueraient pour 3 sous?

je deteste l’argument que les docteurs, sous pretexte qu’ils ont fait une these, “meritent” un travail
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November 16th, 2009 at 08:40
je trouve cette histoire d’une tristesse abyssale.
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November 16th, 2009 at 21:49
On peut aussi en déduire qu’une étudiante en thèse peut être sexuellement trés désirable ce qui brise un autre tabou non ?
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November 16th, 2009 at 21:51
Une autre idée reçue, plutôt qu’un tabou je dirais.
On attend le prochain thésard devenu gigolo d’Ivana Trump pour confirmer.
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December 10th, 2009 at 15:46
Ce n’est pas un phenomene nouveau. Malheureusement, les classes populaires ont bien du mal a se payer des études aussi longtemps, avant de pouvoir beneficier d’un boulot. Et puis il y a le plafond de verre qui fait qu’on ne comprend pas, lorsqu’on a pas ete e©leve dans un milieu socio-pro adequat, les rÃegles sociales qui font qu’on pourrait beneficier plus facilement de subventions, de bourses, etc. Le patron devrait pouvoir aider, mais si on ne peut discuter de ces choses avec lui …
Alors, la prostitution, pourquoi pas ? Meme si c’est triste.
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