Archives pour la catégorie ‘Foot’

De l’importance du tableau en foot

Sunday, June 8th, 2008

C’est entendu, les Bleus sont dans le groupe de la Mort, et les choses ne vont pas être faciles. Pourtant, la science vient à notre rescousse, et à la fin de ce billet, vous saurez pourquoi les Bleus ont de bonnes chances de gagner l’Euro en battant l’Allemagne en finale (en supposant qu’ils évitent l’Espagne…).
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Berlin 2006…

Monday, July 10th, 2006
Dernier billet sur la coupe du monde avant de revenir aux choses sérieuses…
La finale d’hier a été grandiose. Sur le plan du jeu comme celui du scénario. Le KO d’Henry au bout de cinq minutes. La panenka de Zidane. Le but italien suivi d’une transversale. La première mi-temps joueuse et italienne. L’archi-domination française au retour des vestiaires. La blessure de Vieira. La blessure de Zidane qui demande à sortir. Zidane qui reste sur la pelouse, le bras ballant, en souffrance mais sous adrénaline. Buffon qui l’empêche pour quelques centimètres de marquer son quatrième but en finale de coupe du monde, qui aurait fait de Zidane le deuxième plus grand joueur de foot de tous les temps, en terme de palmarès et d’influence sur l’équipe. Le même Zidane qui perd la tête et met un coup de boule horrible 5 minutes plus tard à Materazzi le buteur. L’expulsion méritée et les sifflets. Les missiles des Italiens dans la lucarne au moment des tirs aux buts qu’il désiraient et qu’ils avaient manifestement bien préparés. L’échec de Trézéguet, héros de la précédente finale France-Italie… La défaite…

Que dire ? Bravo l’Italie, qui mérite sa coupe, après une demi-finale et une finale au couteau. Mais l’équipe de France était à mon avis la meilleure équipe du tournoi (avec trois matches extraordinaires contre l’Espagne, le Brésil et l’Italie). Sauf qu’on ne peut pas gagner une coupe du monde sans capitaine. Zidane est un vrai personnage de légende (malheureusement pas tout à fait comme on l’ attendait). Mystérieux, capable du meilleur comme du pire. Revenu en équipe de France au coeur de l’été après avoir entendu des voix surnaturelles, il a permis aux Bleus de se qualifier et a mené la France jusqu’en finale, réalisant au passage un match extraordinaire contre le Brésil. Sa finale fut incroyable, avec son pénalty en forme de panenka, folie des folies en finale de coupe du monde, quelques passes de génies, une tête pure qui prenait la direction de la lucarne et un coup de sang terrible pour finir sa carrière. Cette transition de la lumière à l’ombre, quel tragique ! Zidane, c’est Achille, surpuissant, dominateur, capable à lui seul de faire tourner le sort, mais tout aussi faible, aveuglé par la jalousie et la colère, à deux doigts de trucider Agamemnon sans l’intervention d’Athéna, revenant finalement après sa retraite en forme de caprice sur le champ de bataille et choisissant une sortie en forme de suicide… Malheureusement, la rusée Athéna était italienne, et Zidane n’est pas un demi-dieu, juste un footballeur, capable de faiblesses et d’actes gravissimes lorsqu’il est mis sous pression et soumis à des violences physiques (épaule détruite par Cannavaro, tacles très appuyés) et verbales (vivement qu’on sache ce qu’a vraiment dit Materazzi !). Le héros tragique de cette coupe du monde était bien Zidane, celui de la guerre de Troie, Achille, et tous deux sont en enfer à l’issue de la lutte.

ZZ a fait la une du New York Times ce matin. Toute l’université ne parle que de ça. De charmantes blagues commencent à circuler, dans une bonne veine bien anti-française : “c’est vrai qu’en France on apprend à mettre des coups de boule à l’école primaire? (sourire narquois de l’interlocuteur) “. Côté américain (type je regarde le soccer une fois tous les quatre ans), la condamnation est sans appel : “what a nasty player”. Côté européen/sud-américain, c’est un peu différent. On parle aussi de Materazzi à la sulfureuse réputation (élégamment surnommé le “boucher”). On disserte longuement sur le thème : Zidane est-il pire que Maradona ? On s’effraie de lire certains commentaires sur le web, réduisant Zidane à ses origines et faisant le parallèle avec les émeutes en banlieue. Tout cela est bien triste…

Pour clore la parenthèse footeuse et supportrice des Bleus sur ce blog, je fais mienne la conclusion de ce très bon article des cahiers du football :

“Nous voilà donc avec une bonne vieille envie de chialer qu’on fait mine d’ignorer au fond de soi. On y trouve, un peu mêlé, le plus petit chagrin de la fin d’une belle Coupe du monde. Avant de mieux mesurer le chemin parcouru par ce groupe, il va falloir se laisser imprégner par la déception, en boire le calice jusqu’à la lie, revoir l’image de Thuram en larmes – lui le plus sage, le plus détaché, celui qui ne croyait plus en l’équipe de France… Si lui pleure, rien ne nous en empêche plus.”

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On est en finale !

Wednesday, July 5th, 2006
Ante scriptum : désolé pour le “on”, j’aurais dû dire “ils”, mais c’est l’enthousiasme du moment !

Demi-finale tendue, comme souvent. Les Bleus (enfin les Blancs depuis les huitièmes, à mon avis il y a un peu de superstition là-dessous) ont été manifestement à la fois crispés par l’enjeu et par la perspective des suspensions pour la finale. Mais ils ont tenu la marque, c’est tout ce qu’on leur demandait ! Paradoxalement, je pense que l’équipe avait besoin d’un match au couteau comme ça avant la finale. On est maintenant à peu près sûrs qu’ils ne céderont pas à l’euphorie. Espérons que le physique revienne d’ici dimanche soir…

A l’université, la tension était palpable pendant le match, et l’assemblée (majoritairement pro France) frémissait à la moindre incursion portugaise. Mais tout comme le Brésil, on ne sentait pas le Portugal capable revenir après le pénalty de Zizou. Le méritait-il seulement après le festival de plongeons de leurs attaquants dans la surface ?

Maintenant, l’Italie nous attend… Après ces demi-finales, la France n’est clairement pas favorite, et l’Italie apparaît comme un dernier obstacle redoutable. Pour la première fois depuis le début de la Coupe du Monde, je dois avouer que je ne suis pas très optimiste… Mais si Domenech l’astrologue consulte les astres, il doit bien constater que tous les voyants sont au vert ! Comme il l’avait prédit, les Bleus seront sur le terrain le 9 juillet. De plus, les tendances lourdes dans les confrontations directes en compétition ont été toutes confirmées : ni l’Espagne, ni le Portugal, ni le Brésil sans Pelé ne sont capables de battres les Bleus. Ces demi-finales ont par ailleurs été un remake presque parfait de l’Euro 2000, avec une élimination du pays organisateur par l’Italie et un France-Portugal qui se joue sur un pénalty de Zidane. L’Italie n’a plus gagné contre la France depuis 78, paraît-il. Il ne manquerait plus que Trézéguet donne la victoire dimanche à la France…

Dans tous les cas, la génération Barthez-Thuram-Zidane terminera donc sa carrière en finale de coupe du monde. Il suffit de voir les larmes de Thuram, le “malgré lui” de la sélection française, pour comprendre à quel point c’est merveilleux pour eux. La génération dorée du foot français pourra prendre sa retraite avec le sentiment du devoir accompli dimanche soir. Avec, dans la besace, une deuxième étoile ?

Allez les Bleus !!

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Interférences destructives…

Monday, July 3rd, 2006
Dur dur de travailler en ce moment. Entre la coupe du monde de foot, et le week-end prolongé du 4 juillet, mes collègues comme mon esprit sont ailleurs ! D’ailleurs, je déplore vraiment ces “vacances” forcées : la matinée aurait été belle après cette victoire extraordinaire contre le Brésil, mais personne n’est là. Car depuis l’entrée dans la phase éliminatoire, ça chambre sérieusement dans les couloirs de l’université. Après le but espagnol en huitièmes, un papy (vraisemblablement d’Amérique du Sud) est venu dans le coin de supporters français nous demander si c’était Zidane ou son grand-père qui jouait. Malheureusement, il n’a pas pu rester à la fin du match, contrairement à un professeur argentin (donc amateur de foot) qui n’aime pas beaucoup la France et qui est arrivé à la 80ième minute de France-Espagne, pensant assister à une fin de match 100% ibérique… Il n’a pas été déçu.

En tous cas, cette coupe du monde permet de mesurer la popularité (bien basse) de la France. Ainsi, un post-doc suisse m’a dit souhaiter la défaite de la France car celle-ci était incapable de se réformer économiquement ! C’était une remarque mi-ironique, mi-sérieuse, mais qui en dit long sur notre image ici… Les collègues sud-américains, qui m’avaient déjà fait subir quelques déjeuners plein de “French bashing”, font la tronche depuis quelques jours (terrible défaite de l’Argentine aux tirs aux buts…), et ne vont certainement pas nous aimer davantage… Heureusement pour nous, d’autres collègues, particulièrement les Allemands, sont au contraire très enthousiastes et nous félicitent après chacune des victoires des Bleus ! France-Allemagne en finale, ce serait sympa, et c’était ma finale rêvée comme le prouve le troisième billet de ce blog !

Sinon, si la victoire des Bleus a provoqué la joie des supporters en France, ici, la communauté est restée bien discrète. Il faut dire que la majorité de la population locale était pour le Brésil : les drapeaux auriverde fleurissaient dans les rues avant le quart de finale. Mais hier soir, la samba était en berne, et le concert brésilien organisé dans Central Park avait des accents bien tristes. J’ai regardé le match chez moi, en famille, sur la télé hispanique (une étrangeté cette télé : une chaîne typiquement américaine, avec des pubs américaines, des émissions à l’américaine, mais en Espagnol). Le légendaire José Luis Chilavert était consultant pour ce match (et a plus grossi que Platini). Très vite, les commentateurs ont senti quel était le sens du vent, ont loué les prouesses de Zidane et la domination française, ont même suggéré qu’il y avait en fait penalty sur la main de Ronaldo consécutif au coup-franc en fin de première mi-temps (et de fait, il semble qu’ils avaient raison, mais ce n’est plus très grave). Pendant la majeure partie du match, j’ai craint que la France ne parvienne pas à concrétiser sa domination évidente. Heureusement, ce fameux but est venu, et j’ai dû faire trembler tout l’immeuble en criant (je n’avais pas crié comme ça sur un but depuis le coup franc de Zidane contre l’Angleterre à la 92e minute à l’Euro 2004). La fin du match a été tranquille : on sentait que les Brésiliens ne parviendraient pas à revenir… Je réalise également pendant cette coupe du monde l’un des (rares) avantages à regarder les matches sur TF1. Certes, il faut subir les commentaires absurdes de Larqué et consorts, mais leurs retransmissions rendent très bien l’ambiance du stade. J’ai regardé de nouveau le but de Henry sur internet avec la bande-son de TF1, et on entend parfaitement les réactions des supporters, les “Allez les Bleus” qui se transforment en cris de joie sur le but. J’ai la chance de voir les matches (même si je crains maintenant de ne pas pouvoir voir la finale), la cerise sur le gâteau aurait été aussi de les entendre !

En attendant, je savoure (un peu à distance, mais beaucoup par internet :) ) la joie footballistique (simple, éphémère et tout à fait futile) de voir mon équipe favorite bien jouer et être en demies, après l’avoir soutenue contre vents et marées depuis longtemps et avoir subi les sarcasmes et avanies des amateurs de foot de mauvaise foi ou peu éclairés (quelques exemples ici, … le mieux est cet article tout à fait saisissant et anti-prémonitoire du Guardian avant France-Togo…). Je comprends mieux les supporters de foot historiques, allant soutenir leur équipe au fond du trou, en deuxième ou troisième division : l’histoire est tellement plus belle quand elle a très mal commencé, et qu’on y a toujours cru depuis le début… Encore une fois contre le Portugal, allez les Bleus !

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Youpi !

Friday, June 23rd, 2006
Cette fois on y est en huitièmes !
Bravo les Bleus, et sus à l’Espagne ! Zizou de retour va pouvoir écoeurer ses presque compatriotes du Real !
Même si Libé joue encore les pisse-froid…. Pfff….

Allez, ayons confiance. Il paraît qu’historiquement, à chaque fois que les Bleus sont sortis des poules dans une coupe du monde, ils sont allés au moins en demi-finale. De plus, l’Espagne sera favorite, aura la pression, et surtout l’Espagne a un double complexe : elle est régulièrement éliminée en huitièmes/quart et n’a jamais battu les Bleus en phase finale. Au contraire, les Bleus ont toujours remporté la compétition lorsqu’ils ont battus l’Espagne (bon, ce n’est vrai que sur deux Euros…). Un beau match en perspective mardi…

Sinon, c’est un peu détente ce soir… Je viens de découvrir l’existence des fils RSS. Et même que mon blog en a un ! Je ne le savais pas ! Internet c’est dingue… Cela va m’éviter d’aller voir en permanence les blogs des autres pour savoir s’ils ont été mis à jour (clin d’oeil appuyé à Chofie… d’ailleurs j’attends avec impatience ta future surprise).

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France / Etats-Unis : Allez !

Tuesday, June 20th, 2006
Avec la coupe du monde, des différences profondes dans la manière d’appréhender des événements similaires se révèlent dans la façon dont Français et Américains envisagent la suite de la compétition pour leurs équipes respectives. D’un côté, les Américains : un point en deux matches, une raclée prise d’entrée contre la République Tchèque, deux joueurs suspendus pour le prochain match, une victoire indispensable contre le Ghana (avec une bonne différence de buts). De l’autre la France : deux points en deux matches, des erreurs d’arbitrage en sa défaveur, deux joueurs suspendus pour le prochain match, une victoire indispensable contre le Togo (avec une bonne différence de buts).
Deux situations quasiment identiques a priori. Et pourtant… Ici, les Américains y croient dur comme fer depuis le début de la compétition (vous vous rendez compte, ils ont été quart de finaliste en 2002, quel exploit extraordinaire ! ils peuvent le refaire). De l’autre, les Français, si j’en crois la presse et les diverses réactions de pseudosupporters, n’y croient plus du tout, critiquent à tout va (Libé a même prétendu que la France était quasi-éliminée, ce qui est presque de la desinformation), glosent sur les relations tendues de Domenech et Zidane, fustigent une équipe de “privilégiés”, incapables de mouiller le maillot, dénoncent un jeu indigent (on n’a pas dû voir les mêmes matches alors, surtout la première mi-temps de France-Corée) et se réjouissent presque d’une débâcle annoncée voire souhaitée. Or, soyons sérieux cinq minutes : les chances de la France sont objectivement assez grandes, celles des US quasi-nulles. Il nous “suffit” de battre le Togo par deux buts d’écart, ce qui est difficile mais loin d’être exclu (souvenons-nous de la façon dont la Côte d’Ivoire, si brillante, avait été écrasée il y a moins d’un an par nos Bleus de retour). J’ai le sentiment qu’en toute objectivité, nos éditorialistes sportifs sont à côté de la plaque dans leur analyse, ce qui ne serait pas très grave si cet autodénigrement systématique n’avait pas l’air de peser de plus en plus sur nos joueurs, et pourrait amener effectivement au désastre anoncé.
Je me pique un petit délire dans ce qui suit… En lisant les journaux et les commentateurs sportifs, je ne peux m’empêcher de penser à toute cette vague de déclinisme et d’autoflagellation caractéristique des éditoriaux français ces derniers mois. Qu’en est-il par exemple réellement de la situation économique française ? Est-elle aussi catastrophique qu’annoncée, comme celle de notre équipe de France ? La France est-elle un pays si horrible qu’on le dit ? Pour parler chiffres (critère suprême d’objectivité) est-ce si grave d’avoir 1000 milliards d’euros de dettes et une équipe de foot avec 31 ans de moyenne d’âge ? Bien souvent, les journalistes/éditorialistes spécialisés ont à peu près les mêmes relations avec leur domaine fétiche que nos consultants sportifs avec le foot (depuis l’observateur historique mais incompétent jusqu’à l’ancien personnage clé reconverti dans le journalisme). Et les commentaires sont identiques : il faut tout reconstruire, s’inspirer des autres pays, oublier le passé pour vivre dans la modernité, car notre pays va droit au mur sinon - sans compter l’ultra classique “c’était mieux avant” ou pire “cela fait X années qu’on a laissé la situation se dégrader” (X=20 en économie, 5 en foot). Les succès d’hier deviennent la preuve même de la soi-disant pourriture actuelle du système : champions du Monde et d’Europe de foot, nous n’avons prétendument pas su “évoluer”, comme notre système économique par exemple, et nous sommes à la veille d’un effondrement généralisé. Tout le monde finit par adhérer à cette vision de la réalité; un tour sur la blogosphère vous révélera par exemple que les blogueurs réformistes-libéraux-anti-fonction-publique sont à peu près aussi nombreux que ceux qui réclament la tête de Zidane ou Domenech (et sont parfois une seule et même personne d’ailleurs !). L’analyse politique et économique a-t-elle déteint sur le foot, ou ne serions-nous plutôt pas des grincheux chroniques ? De ce côté de l’Atlantique au contraire, l’optimisme est de mise et généralisé, on croit dans les héros locaux (sportifs et économiques), et s’ils se plantent, ils feront mieux la prochaine fois. J’ai parfois l’impression que nos “leaders” d’opinion ont inventé une sorte d’anti-méthode Coué : surtout disons que nous sommes nuls, histoire d’être surs de le devenir…

En tous cas et pour conclure, moi, j’y crois (peut-être encore naivement ) à cette équipe de France. Je sens bien un scénario à l’italienne : qualification laborieuse, matches tendus et serrés mais bon parcours au final. Trois mots donc pour finir : Allez les Bleus !!

Ajout 22 Juin : apparemment, je ne suis pas le seul à penser cela...

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J-2

Wednesday, June 7th, 2006
Bonne surprise ce matin : j’ai appris qu’ABC allait diffuser les matches. Et je capte ABC ! Youpi ! (Bon, en même temps je pense ne regarder qu’une mi-temps car je ne peux pas prendre des pauses déjeuner de deux heures… et puis je me contenterai bien sûr des matches des Bleus…).
Cet après-midi avait lieu France-Chine. Cissé s’est apparemment brisé la jambe. C’est horrible ! J’étais contrarié tout l’après-midi. Qui pour le remplacer ? Je sens bien que notre sélectionneur va nous jouer un petit tour : il paraît que Viera est très mal en point, je le vois bien appeler un “renfort” de ce côté-là… Pourquoi pas Pires ? Cela ferait plaisir à certaines blondes de ma connaissance - je dis ça juste pour la bonne bouche car je n’y crois pas un seul instant !
En attendant, la blogosphère bruisse déjà autour de l’événement. Pour les nostalgiques, butygoal est fait pour vous (attention, n’abusez pas des hymnes de l’équipe de France, je sors d’une nuit avec “Viva les Bleus” dans la tête !). Je rêve d’y voir bientôt des extraits du fameux France-Allemagne de 82, qualifié par certains de “match du siècle” même si je suis bien trop jeune pour m’en souvenir. A l’époque, les Bleus étaient de glorieux et attachants losers, un peu comme les Pays-Bas aujourd’hui en fait … Certains blogs se sont créés pour l’occasion. Enfin, pour les amateurs de geste technique, une vidéo intéressante comparant Zidane et Ronaldinho. Cette vidéo prétend que l’élève Ronnie va dépasser le maître Zizou. Que nenni ! N’importe quoi ! Je garderai toujours en mémoire ce pénalty ridicule de Ronnie tiré face à Landreau…

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J-7

Friday, June 2nd, 2006

Je m’étais juré de me pondérer, d’éviter de trop aborder le sujet sur mon blog. Je rongeais mon frein, me disant qu’il fallait rester sérieux; ne pas en parler, ou alors essayer d’aborder les choses d’un point de vue détaché, voire scientifique. Avoir des angles d’attaques originaux, et ne surtout pas virer dans la beauferie ni dans le chauvinisme pour ne pas faire fuir mon lectorat restreint. Mais que voulez-vous, je suis incorrigible, je n’y tiens plus, car dans une semaine commence l’événement attendu par une bonne moitié de l’humanité (dont votre serviteur) : LA COUPE DU MONDE !!!!

Ce n’est pas une sinécure de suivre le foot aux Etats-Unis. Car j’en suis désormais convaincu : les Américains n’aiment pas le sport (ils préfèrent le frisbee et le base-ball). Le foot ici est un sport essentiellement féminin, donc pas assez viril pour être apprécié des masses. Normal me direz-vous, après tout, quoi de plus raffiné qu’un dribble de Ribéry, une roulette de Zidane ou un centre dans les tribunes de Cissé ? Heureusement pour moi, les Etats-unis sont une terre d’immigration, et plus particulièrement d’immigration sud-américaine… De plus, les hispaniques, comme on les appelle ici n’ont en général pas les moyens de se payer le câble très onéreux. Donc la plupart des chaînes hertziennes ici émettent en Espagnol (oui, c’est hallucinant, mais c’est comme cela). Et, chance pour moi, diffusent donc les matches de foot. Ainsi, j’ai eu la joie et la surprise de pouvoir regarder France-Mexique la semaine dernière ! Youpi !

Bon, rien ne me garantit toutefois que je pourrai suivre les matches des Bleus. Peut-être la télévision locale ne diffusera-t-elle que les matches du Mexique. Fausse joie ce matin : la BBC diffusera tous les matches sur Internet mais malheureusement, cette diffusion sera limitée au Royaume-Uni. Je croise les doigts néanmoins : je suis sûr que quelqu’un trouvera bien un moyen de détourner le flux…

En attendant, je suis avec passion les dernières péripéties de l’équipe de France. L’affaire SFR, la sélection de Ribéry, la colère de Coupet, la forme moyenne de Zidane, les matches amicaux encourageants… Je puise mes informations sur le site des cahiers du football, dont est issue cette charmante vignette de “Scarface”. Je me remets à rêver ! D’autant qu’une étude récente tout à fait scientifique montre que les Bleus ont 19.6 % d’atteindre la finale et 11.1 % de chances de la remporter. Ils sont les deuxième favoris, juste derrière le Brésil. Allez, moi, j’y crois, comme à chaque compétition internationale, je vous livre mon pronostic : victoire finale de la France ! (je sais, on me dit toujours que je donne le même pronostic, mais en même temps, j’ai commencé les pronostics en 98 et jusqu’à maintenant, j’ai eu raison une fois sur deux ! Qui peut en dire autant ?)

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Buzz : les Bleus matent les petits hommes verts

Wednesday, September 7th, 2005

Nous y sommes presque. Une victoire contre la Suisse et nous sommes en Coupe du Monde (on n’aurait même pas besoin de gagner contre Chypre derrière, contrairement à ce que disent nos abrutis de journalistes sportifs, qui ne sont même pas foutus de comprendre un règlement FIFA). Le match de ce soir était un match âpre, rude, un vrai match international, comme on les aime. Une vraie partie d’échecs, où la moindre erreur est fatale. Et la chance bleue est revenue : sur un ballon anodin, un geste lumineux d’Henry nous a permis de l’emporter. Henry n’avait pas marqué depuis un bon bout de temps, si bien qu’on se mettait à douter de lui (moi y compris, je l’avoue), mais il a marqué LE but. Pas uniquement celui de la victoire, peut-être bien celui de la naissance d’une équipe, avec une véritable âme, une volonté de gagner, qui peut mener loin. Depuis le début des matchs de qualification, ce groupe ressemble trait pour trait au groupe de qualification de l’Euro 96 : une floppée de matchs nuls 0-0 à domicile, une équipe qui tarde à naître, et puis soudain un exploit. Il y a dix ans, la France battait la Roumanie 1-3 à Bucarest, avec des buts entre autres de Karembeu et Zidane. La grande équipe de France est née à ce moment. Ce soir, la France est allée gagner en Irlande, ce qu’elle n’avait pas fait depuis plus de 50 ans. L’Irlande est pourtant redoutable à domicile : on se souvient par exemple que les Pays-Bas ont été éliminés des qualifications de la Coupe du Monde 2002 à Dublin. N’en doutez pas, chers lecteurs, l’Equipe de France a réalisé un authentique exploit. Il faudra confirmer dans un mois contre la Suisse, et on pourra alors affirmer haut et fort que les Bleus sont de retour.

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Buzz : Mystique Zizou

Tuesday, August 9th, 2005

La nouvelle est tombée il y a moins d’une semaine. Il était de retour. L’homme du doublé contre la République Tchèque un soir d’Août 94 alors que tout semblait fini. L’homme du but décisif contre la Roumanie en qualif pour l’Euro 96 qui devait lancer la grande aventure. L’homme au crâne dégarni ayant trompé par deux fois le pauvre Taffarel en finale de la coupe du monde. L’homme du pénalty en or en demi-finale de l’Euro. Il nous avait fait encore rêver il y a un peu plus d’un an avec deux buts d’anthologie dans les arrêts de jeu contre une Angleterre à genou s’inclinant devant la supériorité de notre Messie sur leur petit golden boy. Et puis il nous avait laissés, errant dans le doute, arrivant à peine à battre les Iles Ferroé et Chypre… Pourquoi ce soudain revirement ?

Il parle aujourd’hui dans France Football. Une nuit, à 3 heures du matin, je me suis soudain réveillé et là, j’ai parlé avec quelqu’un”. Qui était donc cet Ange Gabriel footballistique ? “C’est quelqu’un que vous ne rencontrerez probablement jamais. Moi-même, je ne m’explique pas cette rencontre.” Plus loin, il nous explique que cette apparition lui a fait comprendre qu’il lui fallait “revenir aux sources, à celles de [s]es débuts dans le foot professionnel, quand [il] n’étai[t] personne, qu’on ne [l]e connaissait pas et qu’ [il] étai[t] tranquille à apprendre [s]on métier, à grandir.”

Désormais, il n’y a plus aucun doute, le Dieu du football est bel et bien bleu. La coupe du monde a lieu dans un peu plus d’un an, en Allemagne, l’Allemagne de 82, l’Allemagne de l’agression sauvage de Schumacher sur Battiston, l’Allemagne des deux buts en prolongation, l’Allemagne qui a empêché par deux fois en demi-finale notre Jean-Baptiste Platini d’accéder au titre suprême. Je rêve maintenant d’un Zizou ressucité crucifiant notre ennemi footballistique héréditaire de deux buts en finale en Juillet prochain…

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