Archives pour la catégorie ‘Perso’

Résurrection pascale

Saturday, April 7th, 2007

Hasard du calendrier, trois jours après son décès, Nausicaa est réssucitée ! J’ai plongé dans les entrailles de la bête, identifié et changé la pièce deffectueuse, et c’est reparti !
Espérons maintenant que l’esprit saint me visitera la semaine prochaine ;)

Demande de bourse pour un post-doc

Tuesday, March 6th, 2007
Quelques champs à remplir dans une demande de bourse en France :

Nom :
Prénom :
Date de Naissance :
Profession des parents :

Ressources financières : Aide des parents :

Directeur de thèse :
Numéro de portable du directeur de thèse :

C’est sympa, on ne se sent pas infantilisé du tout. Et oui, si vous avec 28 ans, êtes bardés de diplômes et voulez faire de la recherche relativement de haut niveau, une seule solution : empruntez de l’argent à vos parents, et surtout, soyez bien avec votre directeur de thèse !

A part ça, le blog restera probablement silencieux cette semaine, vu que je ne suis pas sûr d’avoir une connexion internet avant lundi prochain.

Breaking news…

Wednesday, January 17th, 2007

Avec trois jours de retard, un peu la tête dans le guidon le Roud…

Félicitations Titechofie et son Homme !
Et welcome to Esther !

Plus de détail chez les gros manches

Janvier, mois chargé

Saturday, January 6th, 2007
Peu de posts ces temps-ci. Comme beaucoup, je suis un peu débordé. Il faut dire que nombreux sont les chercheurs qui, rentrant tout juste des fêtes, voient approcher des deadlines cruciales. Les Américains sont en ce moment en pleine demande de grants (mon chef m’a demandé en toute urgence de lui faire quelques figures sur notre dernier projet qui tue, tandis qu’un collègue post-doc m’a demandé quelques informations sur un de mes papiers pour un de ses projets).
Le chercheur français expatrié souhaitant toujours rentrer, se consacre lui à la constitution des dossiers CNRS. Deadline : 15 janvier 2007. Rien de plus facile que de candidater au CNRS de prime abord : il suffit de fournir une copie de votre diplôme de thèse, le rapport de votre jury, un exposé de vos travaux. Vient ensuite le gros morceau : le projet de recherche. Pour déposer un projet de recherche, il faut d’abord trouver un labo d’accueil qui accepte de vous “soutenir”. L’étape est déjà difficile, car en général vous n’êtes pas seul sur le marché, et puis tous les labos n’one évidemment pas le même poids. Ensuite, vous devez donc rédiger un programme de recherche qui s’intégrera bien dans le labo. J’ai personnellement toujours trouvé un peu absurde d’essayer de deviner la recherche qu’on va faire… il s’agit plutôt de décrire ce que vous comptez étudier, pourquoi vous pensez que c’est faisable, quels outils vous allez employer et quelles perspectives potentielles vos travaux ouvrent. Le CNRS dispose depuis peu d’un site web très bien fait pour “uploader” vos documents, ce qui facilite bien les choses pour nous autres post-doc…

Si votre dossier est complet, vous serez auditionné. Il n’y a aucune sélection à ce stade : tous les candidats sont auditionnés, au nom de l’égalité devant le concours. Cela donne lieu à des situations un peu difficiles, pour les examinateurs comme pour les candidats : il n’est pas rare que 90 candidats soient auditionnés pour un ou deux postes. Du coup, vous n’avez en général que 15 à 20 minutes pour présenter à la commission vos travaux passés et vos projets. L’exercice est d’autant plus perilleux : on dit en général que, s’il est impossible de convaincre en 15 minutes votre auditoire que vous êtes LE jeune et brillant chercheur nécessaire au CNRS, l’audition peut en revanche vous être fatale… Il faut laisser bonne impression, sachant que vous avez peu de chances d’être pris et qu’il s’agit plutôt de poser des jalons pour les années suivantes. D’ailleurs, certaines sections ont (paraît-il) décidé de ne pas jouer le jeu, et de se baser uniquement sur les dossiers scientifiques : l’audition se résume alors à une signature du candidat sur un document. Petite précision à ce stade : les frais de déplacements pour venir passer l’audition sont de votre poche; et la préparation de ces quinze petites minutes est très chronophage. Certains préfèrent donc faire l’impasse sur les auditions et attendre une période plus propice ou un CV plus fourni : choix raisonnable, mais le risque est que les gens en France vous oublient…
Tout cela pour vous dire que c’est bien malgré moi que je suis silencieux ces temps-ci; je me consacre à ces projets très importants pour mon avenir professionnel…

Dernier arrêt avant 2007

Wednesday, December 20th, 2006

Je prends l’avion ce soir pour passer les fêtes en France. Ceci sera donc mon dernier billet de l’année 2006.
J’aurais aimé parler de beaucoup de choses ces temps derniers. Malheureusement, ma nouvelle connexion internet par le câble est très souffreteuse et ne me permet pas de poster dans des conditions convenables.Je voulais parler de cette sordide affaire des infirmières condamnées à mort en Lybie; heureusement d’aucuns bien plus influents font cela beaucoup mieux que moi. A l’heure où les citoyens du Net sont élus personnalités de l’année par Time Magazine, peut-on vraiment faire quelque chose ? Malheureusement, j’en doute très fortement.

J’aurais pu aussi évoquer l’interview de François Goulard sur Inter hier, qui a dit des choses vraies (comme le fait que les maths et la physique théorique se portent plutôt bien en France ou qu’il y a un problème d’intégration des chercheurs dans le privé), des choses fausses (comme le fait que les chercheurs aux Etats-Unis travaillent tous sur des CDD de cinq ans et ne deviennent jamais permanents; c’est étonnant de voir comment les gens affirment que la réalité collent à leurs préjugés, c’est étonnant de constater qu’un ministre n’ait même pas de gens autour de lui pour le lui signaler, et pour tout dire, c’est effrayant quand on sait le remue-ménage qu’il y a autour de la recherche en ce moment), des choses qu’il estime positive alors qu’elles ne le sont peut-être pas autant (comme le fait que le CNRS recrute beaucoup d’étrangers, je développerai peut-être dans un prochain billet ce que j’entends par là).

J’aurais aimé faire des billets un peu plus fouillés scientifiquement ces derniers temps, mais je fais trop peu de biblio ces temps-ci. On verra à la rentrée !
Joyeux Noël à tous ! (ou plutôt Happy Holidays ! comme on dit ici… ;) )

Message à caractère informatif

Wednesday, December 13th, 2006
Depuis que le c@fé des sciences est ouvert (en interne d’abord, depuis peu au “public”), je culpabilise un peu devant la qualité et la quantité des billets postés par mes collègues cafetiers. Je lis tellement de choses intéressantes que :
  • je passe beaucoup plus de temps à lire les autres, à élaborer des commentaires avant de tout effacer devant l’inanité de mes raisonnements, si bien que j’ai moins de temps pour blogguer ici
  • je culpabilise à l’idée de parler de choses plus légères. Mon petit délire plein d’équations était peut-être une réaction à cela, une façon de me rassurer en revenant à ma formation initiale. D’ailleurs, cela n’a pas eu beaucoup de succès…
Afin de relâcher la pression, ce petit billet contiendra quasiment uniquement des informations sur moi-même, ma vie, mon oeuvre; bref tout un tas de choses totalement inintéressantes. Sachez donc, chers lecteurs, que :
  • Depuis ce matin j’ai internet chez moi. Après plus d’un an d’attente et d’espoirs déçus, j’ai sauté le pas. Merci Road Runner !
  • J’ai récemment changé d’employeur tout en restant à la même université. Un mic-mac pas possible de mon boss qui a de l’argent ailleurs et voulait me payer dessus. J’ai donc dû me retaper tout un tas de formalités administratives bien embêtantes. J’ai par ailleurs découvert un nouveau trait agaçant chez les Américains : plutôt que de vous aiguiller sur la bonne personne ou reconnaître qu’il ne peut vous renseigner, ou qu’il est débordé, l’employé américain soumis à une requête hors de ses compétences fait le mort. Vous avez beau relancer par mail, venir mettre la pression physiquement, rien à faire : j’ai l’impression que les Américains préfèrent ne rien dire plutôt que reconnaître leur incompétence (qui peut être tout à fait justifiée). Je regrette l’administration des impôts français qui est obligée de vous répondre très gentillement …
  • Professionnellement je suis débordé. J’essaie de finir quelque chose très vite pour m’éviter une mésaventure de ce type… (en fait, c’est surtout cela qui explique mon rythme de publication assez bas ces temps-ci)
  • J’ai lu dans Nature qu’amazon vendait du temps de calcul ! Ils ont des serveurs tellement puissant qu’ils ont décidé de fournir des “machines virtuelles” permettant de faire tourner de vraies simulations numériques à très grande échelle. “Virtualization is revolutionary”, dixit l’article. Quelqu’un sait-il comment accéder à ce service ? j’ai cherché vainement…

Scientists crossing…

Thursday, November 16th, 2006

Cela fait plusieurs mois que je passe devant cet étrange panneau, non loin de mon université. J’aime beaucoup l’allure à la fois décidée et concentrée du scientifique, et suis effrayé de cet avertissement destiné à nous éviter le tragique destin du génial Ramanujan.

D’ici quelques jours en tous cas, je vais changer d’échelle et traverser non pas une rue, mais l’Atlantique lui-même pour passer une dizaine de jours en France pour le travail. Autant dire que l’activité de ce blog s’en trouvera nécessairement ralentie, car je ne dois pas chômer. Malheureusement, je ne pourrai donc pas m’adonner à la terrible procastination, tant vantée par Jorge Cham, qui viendra donner une conférence à l’académie new yorkaise des sciences pendant mon absence.

Blog et politique des deux côtés de l’océan

Friday, November 10th, 2006
Un ami, lecteur et commentateur assidu de ce blog à ses heures perdues, me demandait récemment mon sentiment sur la victoire démocrate américaine. J’étais certes content pour eux, mais lui répondais aussi que, honte sur moi, je ne suivais que de très très loin la politique locale. Il faut dire qu’elle n’est pas d’un niveau très reluisant, entre le “Macaca” de George Allen (qui n’est pas juif car il mange des côtes de porc) et le puritanisme du pourtant démocrate Harold Ford (qui a peut-être eu des relations sexuelles avec une blanche alors qu’il est noir - contrairement à ce que laisse penser sa photo). Je n’aime pas beaucoup cet aspect communautaire de la politique et de la vie en général ici.

En revanche, je suis de très près la politique française (j’ai hâte de voter au consulat de New York, et regrette bien d’avoir raté les quelques soirées organisées pour recevoir nos “candidats” ;) ). Je ne vais pas me transformer en blog politique, certains font cela très bien, mais bon, force est de constater que nombreux sont les blogueurs “citoyens” au sens large… J’ai par exemple consulté avec intérêt le sondage politique récemment paru sur le site web de Marianne. Tous les détails sont disponibles en cliquant ici. Pour la première fois, j’ai regardé en détail les résultats d’un sondage et j’ai été très surpris de constater les différents biais dans la population par rapport à la moyenne, biais qu’on pourrait qualifier de “culturel” ou de “communautaire” en fonction de la catégorie considérée. Car on s’aperçoit que, sauf exception, le biais majeur par rapport à la moyenne n’est pas la profession (comme on pouvait le penser à première vue, dans une perspective un peu marxiste ;) ) mais bien l’âge ou le sexe. Par exemple, si autant d’hommes que de femmes sont prêts à voter pour Ségo au premier tour, 37% des femmes contre 23% des hommes sont prêts à voter Sarko ! Clairement donc, Sarkozy séduit littéralement les femmes et repousse au contraire les hommes. Côté âge, Ségo fait un tabac chez les jeunes (49% des 25-29 ans), tandis que Sarkozy plaît beaucoup à vos grands parents (48% des plus de 75 ans). La corrélation jeune=Ségo et vieux=Sarko est très claire quand on regarde la progression des intentions de vote par tranches d’âges, excepté pour les 18-24 ans qui, en gros, préfèrent à Ségo… Le Pen . Tout ça me paraît bien effrayant, et me donne bien envie de connaître un peu plus de sociologie…

Avoir Internet dans l’upper East Side ….

Monday, November 6th, 2006

A mon arrivée à New York il y a un an, je me disais qu’il me serait impossible de vivre sans Internet, que je ne pourrais jamais me passer de ce lien génial et indispensable avec la France. Les responsables de mon immeuble m’avaient alors garanti que d’ici à quelques semaines, tous les appartements seraient connectés à internet via l’université…

Un an après, la situation est totalement bloquée. En allant renouveler mon bail, sans surprise, j’ai appris que l’université avait renoncé et que je n’aurais jamais internet chez moi. Seulement le gros problème est que c’était l’un de mes seuls espoirs : aux Etats-Unis, à New York, à deux pas de Central Park et des Nations Unies, il n’est toujours pas possible d’avoir l’ADSL, comme le prouve la capture d’écran ci-contre. Et dans le temple mondial du capitalisme, impossible de faire jouer la concurrence à première vue : verizon est ici en position de monopôle local pour le téléphone.


Vous avez dit concurrence ? Ah oui, quand je suis arrivé, on m’a remis une feuille avec le nom des deux entreprises à contacter pour avoir respectivement le téléphone et le câble (oui, ici, les monopôles sont privés bien sûr). Verizon, donc, est hors course pour internet, après un an, j’en ai assez, je vais prendre internet sur le câble. Je me connecte donc chez Time Warner et consulte les informations sur leur plan Road Runner à 45$ par mois.

Tout commence bien : le câble est disponible dans mon immeuble, a priori c’est champagne. Sauf que en voulant faire la commande par internet une mauvaise surprise survient. Comme le prouve l’image ci-contre, avant de pouvoir commander son modem, il faut absolument cocher la case

“My computer meets the minimum system requirements.”

“Requirements” en question qui sont :

Operating System Windows 98, 2000/ME/XP; Pentium-class 400 MHz processor; 64 MB RAM; 110MB of free hard drive space

MAC: System 9.x and higher; PowerPC; 32MB physical RAM w/Virtual Memory set to 40 MB; 30 MB free hard disk space


Et oui, je l’ai encore dans l’os étant sous debian linux. Autrement dit, je suis obligé d’avoir Windows ou un Mac pour pouvoir me connecter sur Internet à New York. Aux Etats-Unis, le pays le plus libéral du monde, j’ai donc eu successivement affaire à deux monopôles : celui du téléphone est incapable d’avoir des lignes en état pour fournir l’ADSL, celui du câble vous oblige par contrat à avoir certains systèmes d’exploitation pour pouvoir surfer sur le web.

Le pire est que contrairement à la France où j’avais pu sans problèmes télécharger tous les drivers de mon modem adsl sous linux, je ne trouve pas la moindre information sur le web ici pour configurer tout comme il faut.

Comme j’en ai ras-le-bol de ne pas avoir internet à la maison, je suis donc obligé de me lancer comme périodiquement dans de charmantes et agréables geekeries. Objectif : réinstaller windows sur une partition abritant une vieille Mandrake qui me servait en cas de défaillance de ma debian (chat échaudé craint l’eau froide). Comme je commence à avoir l’habitude de de genre d’exercice, la première étape consiste à ramasser le maximum d’informations pour savoir comment je vais réussir à réinstaller GRUB sur mon disque une fois que l’ogre Windows aura fait place nette sur mon MBR. J’ai maintenant Knoppix, une live CD de debian et un CD d’installation de Debian pour avoir le mode Rescue. Je vais bientôt tester le mode rescue pour voir comment se passe la réinstallation du GRUB. Après cela, installation de Windows XP (Arghhhhh!!!). A priori, si tout va bien ensuite restauration du GRUB et nouveau dual-boot, et à moi l’internet. Prions mes amis prions…

Edit 22:22 : c’est la berezina ! il faut que je reinstalle tout ! scrogneugneu….

Edit 7 Nov, 18:32 : bon, ça a l’air de remarcher à peu près correctement, modulo les problèmes classiques à chaque réinstallation (carte son à reconfigurer, souris USB non configurée) plus quelques nouveautés (skype et xfig buggés…). Heureusement, maintenant, j’ai mon dual boot !

Intermède sans intérêt sur le chauffage new yorkais

Wednesday, October 25th, 2006


Après une période assez peu biologique et avant de nouveaux posts sérieux plus proches de mes préoccupations scientifiques actuelles, un petit intermède consacré à ma vie new yorkaise pour vous annoncer avec fierté que j’ai finalement compris comment fonctionnait le chauffage ici, ce qui m’a permis de régler mon problème chronique de chauffage. Cela n’a pas été une sinécure…

En arrivant dans mon appart new yorkais en Octobre dernier, j’ai tout de suite eu très très chaud. Je me suis donc penché sur mon radiateur, qui ressemble de l’extérieur à un gigantesque parallélépipède blanc surmonté d’un contrôleur (nommé boîte noire ci-dessus). Pas de prises électriques, pas de boutons on/off, rien, impossible de savoir comment il marchait. Malgré tous mes efforts et mes tripatouillages de thermostat, je n’ai jamais pu redescendre la température. A tel point que j’ai passé l’hiver la fenêtre ouverte (compte-tenu de la rudesse de l’hiver new yorkais et du bruit permanent à l’extérieur, je vous laisse imaginer à quel point il faisait chaud chez moi). Il se trouve par ailleurs que je connais la post-doc chinoise qui occupait mon appartement précédemment. Lui ayant expliqué la situation, elle m’a expliqué qu’elle avait passé l’hiver à peu près nue dans son appartement et que de toutes façons on ne devait absolument pas couper les radiateurs, car selon elle cela couperait le chauffage dans tous les appartements situés au-dessus (je suis au 4e étage), et que donc mon seul choix était de mettre à fond la clim tout l’hiver (ce qu’elle faisait très écologiquement).

Toujours est-il qu’au printemps dernier, je commençais à suer à grosse gouttes devant l’été arrivant et à imaginer la compétition intéressante qui allait avoir effectivement lieu entre mon radiateur et mon climatiseur (les deux appareils ne faisant en fait qu’un). Par bonheur, naïf que j’étais devant ce gros parallélépipède imbriqué dans le mur et contrairement à ce que je pensais, le chauffage n’était pas électrique mais bien central et a été coupé autour du mois de mars. Au printemps, les responsables de l’immeuble sont venus inspecter les appareils et ont laissé mon climatiseur/radiateur démonté pendant un mois. J’ai pu ainsi voir l’intérieur de la bête et constater qu’il s’agissait ni plus ni moins d’un vulgaire empilement d’une grille faisant office de radiateur sur un ventilateur et sur un climatiseur. Le climatiseur a ensuite bien fonctionné tout l’été (modulo une super condensation dans l’appart du dessus qui s’est traduit en chute d’eau dans mon salon qui a massacré le parquet, refait en plein milieu de l’été en mon absence heureusement).

L’automne arrive, et il y a quinze jours, le chauffage se remet en route. Je me remets à suer. Un jour, mon chat parvient à se glisser dans la grosse boîte (vous pouvez voir le chat et la grosse boîte en question en arrière-plan ci-dessous). Je démonte donc le capot avant et peux de nouveau apprécier la vision de la bête. Résigné depuis longtemps, je laisse le capot ouvert par paresse.

Il y a deux nuits je suis réveillé par une note continue et puissante qui n’était pas sans rappeler la musique émise par les soucoupes volantes dans “Rencontre du 3e type”. Mon coeur bondit dans ma poitrine : c’est donc vrai, il y aurait plus d’enlèvements par les aliens aux US que chez nous ! En fait mon esprit de physicien reprend vite le dessus : je venais d’assister à un phénomène somme toute banal observé par Huygens en son temps. Les tuyaux de mon radiateur semblaient être entrés en résonance avec le gros ventilateur qui tourne en permanence dans la cour extérieure de mon immeuble. Que faire devant ce boucan innommable ?

La moitié du chemin était heureusement déjà faite. Les entrailles du monstre ouvertes, je décidais d’utiliser enfin mon cerveau encore un peu embrumé et constatais après examen l’existence d’une petite molette et d’un boîtier sur le tuyau de sortie. Tournant la molette, je m’aperçus que l’arrivée d’eau se tarissait, que les tuyaux se vidaient et que la vibration disparaissait. Je faisais d’une pierre deux coups : adieu boucan, adieu hiver sous les tropiques, bonjour doudounes et chocolat chauds ! Je reprenais alors le boîtier de contrôle mystérieux pour m’apercevoir que le thermostat contrôlait un petit moteur électrique en aval. Celui-ci tournait à vide, m’indiquant pourquoi je crevais de chaud depuis un an et me confirmant la supériorité de la formation universitaire française sur celle des Chinois. Je maudis par ailleurs plus que jamais la paresse typiquement américaine qui consiste à foutre dans de grosses boîtes effrayantes reliés à des contrôleurs peu fiables des appareils d’usage courant très simple qu’on gagnerait à régler mécaniquement par soi-même…