Archives pour la catégorie ‘Economie’

Lecture : The Black Swan

Wednesday, September 2nd, 2009

Une bonne lecture de vacances, dans laquelle je n’ai pas appris grand chose, mais qui a le mérite d’être très distrayante.

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“Je ne crois pas au Big Bang”

Wednesday, June 3rd, 2009

Phrase trouvée au détour d’un article du Monde, qui m’interpelle sur la perception de la science dans notre société.
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Econophysique, le nouveau paradigme ?

Sunday, April 26th, 2009

La crise financière actuelle pose des questions sur les modèles économiques du futur, Jean-Philippe Bouchaud apporte quelques réponses dans le numéro d’Avril de Physics World( développement d’un article de Nature dont j’avais parlé il y a quelques semaines).
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Agriculture, économie et évolution

Thursday, March 26th, 2009

Galactica Sitrep me permet de (re)découvrir ce texte très intéressant de Jared Diamond qui considère l’agriculture comme … la pire invention de l’humanité.
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L’économie a besoin d’une révolution scientifique

Thursday, January 8th, 2009

Ce n’est pas moi qui le dis, mais Jean-Philippe Bouchaud dans un essai publié fin Octobre dans Nature qui m’avait jusqu’alors échappé.
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Glanées vacancières

Friday, July 18th, 2008

Reprise en forme de toutes petites revues de lectures d’été
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Neuroéconomie : les chimpanzés sont rationnels économiquement

Friday, October 12th, 2007

C’est le résultat d’une série d’expériences publiées dans le numéro de Science de cette semaine.
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“Neuroéconomie”, rationnalité et évolution

Tuesday, October 24th, 2006

Via Nature, un problème très intéressant montrant comment notre cerveau balance entre rationalité économique et justice sociale.
Les théories classiques de l’économie stipulent que nous sommes à la fois égoïstes et rationnels. La “main invisible” du marché d’Adam Smith est alors le résultat collectif de nos comportements d’agents raisonnables voulant maximiser leur propre intérêt. Pourtant, pas besoin d’être un “rocket-scientist” (comme disent les Américains ) pour s’apercevoir qu’y compris dans nos choix économiques, nous sommes loin d’être rationnels. Güth, Schmittberger et Schwarze ont publié un papier très intéressant en 1982 pour essayer de comprendre ce qui se passe (précision : je n’ai pas lu le papier, n’arrivant pas à me le procurer, je me base sur l’article de Nature).
L’expérience est la suivante et concerne deux individus A et B. On remet 10$ à l’individu A. Celui-ci doit alors donner une somme entière (entre 0 et 10$) à l’individu B. B a alors deux choix : soit il accepte la somme et le marché est conclu, soit il refuse et les deux individus repartent les mains vides.
Le choix rationnel à la “Adam Smith” est le suivant : A veut maximiser son profit. S’il garde les 10$, B refuse car il ne gagne rien, et tout le monde y perd. S’il garde 9$ et donne 1$ à B, B est censé accepter car 1$ est mieux que rien, et A maximise alors son profit. Donc l’issue prédite par la théorie rationnelle est que A garde 9$ et donne 1$ à B.
Dans les faits, il en va tout autrement. En fait, A donne typiquement 4$ à B. La raison est simple : si A donne 1$ à B, B va se dire, en somme “ce A est vraiment un truand; on lui donne 10$ à partager gratuitement et il garde presque tout pour lui, je préfère ne rien avoir plutôt que de traiter avec lui”. En somme, B rejette toute offre qu’il juge injuste ! A, lui, anticipe ce refus et opte donc pour un partage plus équitable.
On peut donc qualifier le rejet de B d’”irrationnel” économiquement. L’article affirme qu’une telle réaction a néanmoins pu évoluer car ce genre de comportements peut être bénéfique sur le long terme. En effet, si A est systématiquement injuste, il finira par être rejeté par la société par exemple, un peu à la manière des tricheurs dont j’avais parlé dans un billet précédent. Il me semble de plus que le mode de répartition équitable est ici le choix le plus juste d’un point de vue “philosophique” : dans une perspective très rawlsienne où la justice sociale est de maximiser la situation du moins bien loti, le partage équitable s’impose de lui-même. Notons également que si A et B doivent se mettre d’accord avant de savoir qui va toucher les 10$, la rationnalité économique (qui coïncide ici avec le souci de justice sociale à la Rawls et avec son idée de voile d’ignorance) impose que A et B repartent chacun avec 5$. Le choix effectivement observé qui semble donc irrationnel économiquement n’est peut-être donc que le seul choix moral, qui a de plus été sélectionné par l’éolution !

Dernière précision : les seuls personnes à faire effectivement la transition 9$/1$ sont les adultes autistes…

Référence : Güth, W. , Schmittberger, R. & Schwarze, B. J. Econ. Behav. Organ. 3, 367–388. (1982).

L’évolution du sado-masochisme (économique) ?

Monday, April 10th, 2006

Un article de Science de la semaine dernière (Gürerk et al., Science7 April 2006,Vol. 312. no. 5770, pp. 108 – 111) relate une expérience intéressante quant à l’évolution de la coopération entre être humains. Dans une société idéale (SI), les hommes mettent en commun de façon équitable leurs ressources et leur énergie afin de contribuer à l’intérêt général. Seulement, dans cette société idéale, on rencontre bien vite des problèmes type “dilemme du prisonnier” : il y a toujours des petits malins qui vont essayer de détourner le système pour maximiser leur profit propre, par exemple en investissant moins dans le bien commun tout en récoltant le fruit des efforts des autres. On peut donc imaginer un deuxième type de société : une société sado-masochiste (SSM) où tout un chacun peut maintenant choisir de punir un individu ne contribuant pas suffisamment au bien commun. Problème : il faut mettre alors en place une espèce de police, et la sanction a alors un coût. En fait, les sociologues prétendent qu’empiriquement une société humaine doit mettre en place de telles sanctions sous peine d’effondrement. Pourtant, la SI représente l’idéal théorique, puisqu’il n’y a pas de pertes dues au financement de la sanction.
Comment les sociétés humaines s’organisent-elles alors spontanément ? Afin de répondre à cette question, Gürerk et al. ont mis en place une expérience sociale grandeur nature. 84 étudiants se sont vus remettre de la monnaie fictive, qu’ils pouvaient investir collectivement, les intérêts étant répartis de manière équitable. A chaque cycle de l’expérience, les étudiants pouvaient choisir entre les deux types de sociétés. Dans la SSM, à chaque fin de cycle, les étudiants pouvaient décider individuellement d’appliquer des sanctions financières aux individus dont ils estimaient qu’ils n’investissaient pas assez, chaque sanction amputant néanmoins légèrement leur propre budget. L’expérience a duré 30 cycles, le but étant de maximiser le profit.
Spontanément, deux tiers des étudiants choisissent alors la SI pour les premiers cycles. En moyenne, au départ, les individus de la SI investissent peu, et beaucoup d’entre eux n’investissent pas du tout et profitent du système. Au contraire, les individus ayant choisi au départ la SSM investissent en moyenne beaucoup, et sanctionnent également beaucoup leurs congénères, ce qui à la longue crée une norme d’investissement minimum. L’évolution est alors intéressante, comme disent les auteurs, les individus “votent avec leurs pieds” : les individus de la SI finissent en fait tous par rejoindre la SSM, estimant que les bénéfices y sont plus importants. Détail cocasse : les anciens profiteurs de la SI se mettent à suivre la norme de la SSM et à sanctionner eux aussi les profiteurs… L’article présente alors deux conclusions : la première, c’est qu’il existe donc une minorité d’individus très actifs (les fondateurs de la SSM) qui ont une influence profonde sur le reste de la société et mettent en place une très forte norme sociale par la sanction. La seconde, c’est qu’en réponse à cette forte influence, le reste de la société se comporte comme des moutons et adopte sans remords cette norme sociale, même s’ils n’y adhéraient pas spontanément. Autrement dit, le conformisme est inscrit dans nos gènes…
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